TRAITÉ DES PRINCES ET DES FRONDEURS
rail la nomination au chapeau qu'il avait obtenue du roi de Pologne \ Il s'en remettait sur ce point à la discrétion des princes.
Les principaux motifs du traité étaient Ja liberté des princes et Téloignement deMazarin. Tous les signataires s'engageaient à communiquer au coadjuteur toutes les propositions qui leur pourraient être faites de la part de Mazarin pour son accommodement avec les princes. Il était stipulé de plus que, si le duc d'Orléans prenait l'autorité et ne mettait pas les princes en liberté, le coadjuteur se retirerait dans une de ses maisons de campagne, pour y demeurer aussi longtemps qu'ils resteraient en prison, à moins que les princes ne lui accordassent la permission de rester à Paris pour défendre leurs intérêts auprès du duc d'Orléans. A quelques jours de là, le traité fut signé, dans le courant de janvier. Retz prétend que l'on eut toutes les peines du monde à obtenir la signature du duc d'Orléans ; qu'il fallut le prendre entre deux portes et lui mettre la plume à la main. Enfin il signa, ajoute Retz, « de la même façon qu'il aurait signé la cédule du sabbat, s'il avait eu peur d'être surpris par son bon ange » . Ce qui est certain, c'est que la signature de ce prince ne figure pas sur l'original du traité qui a été conservé. L'aventure qu'il raconte n'a donc jamais
* Suivant la duchesse de Nemours, «le coadjuteur demanda que M. le prince contribuât à le faire cardinal ; car tout le monde trai» tait avec ce prince, ajoute-trelle, comme 8*il eut dû être roi de France, persuadé qu*il ne pouvait pas sortir de prison sans devenir le maître absolu du royaume,, et personne ne traita avec lui que sur cè piMl-là».