‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 84 sur 218 · LE CHAPEAU DU ROI DE POLOGNE · texte numérisé non relu

LE CHAPEAU DU ROI DE POLOGNE

pour certaines personnes sont très-justes, mais elle les doit changer en amitiés , si cela lui est utile. Il est aussi de la dernière importance que la reine doit être assurée qu'il ne le sera en aucune façon, si les personnes qui ont pouvoir dans son esprit ne reçoivent quelque contentement. On leur peut faire valoir extrêmement ce qui se fera par d'autres raisons à Tégard de Chavigni et de La Yieuville, et promettre d'autres choses à Chftteauneuf et au coadjuteur , lorsque Mazarin , la princesse palatine et la reine seront ensemble. Et même je crois que l'on pourrait faire quelques pas à l'avance pour le coadjuteur, mais non pas de lui rendre ce qu'on lui a ôté pour l'évêque de Metz*.

d II ne se faudrait engager qu'à l'affaire de Pologne*, à condition que [le coadjuteur] irait à Rome le poursuivre [le chapeau], mais de tout cela je me remets à la personne qui parlera à la reine, à Bartet et k la princesse palatine de la part de Mazarin, lequel me mande qu'il s'est ouvert à lui de toutes choses. Il est homme d'honneur, incapable de manquer à son devoir, il a bon sens et dira à la reine l'état de Mazarin, les moyens de le rendre heureux et déclarera beaucoup de choses qu'il est impossible de pouvoir faire par lettres '...»

Il s'agissait, dans la dernière partie de cette let-

1 II 8*agit du chapeau auquel avait été nommé Tévéque de Meti. Henri de Bourbon-Verneuil, à la place du coadjuteur.

* C*e8t-à-dire à faire obtenir au coadjuteur le chapeau qui était alors à la disposition du nouveau roi de Pologne, Jean Casimir.

* Mazarin à Jobar^ Tun de ses agents à Paris. Lettre chiffrée dv 18 juillet 1651. BihL nat, Baluze, t. 332.

Page 1