‹ Le cardinal de Retz et l'affaire du chapeauChapitre 86 sur 218 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

Grave situation de H. le prÎDce. — 'lYaité secret, entre Haiarin et tes FrondeoTE. — Authenlicité de ce document. — Clauses principales du traité. — InBlructioni secrëles de Mazarin à ses agents.

— Efforts qu'il tente potir rallier le coadjuteur à sa cause. — Conseils qu'il doone à la reine. — Plan de conduite qu'elle doit suivre : gagner i tout prii le duc d'Orléans ; quitter Paris, aBn de le soustraire A l'appresnion du Parlement et aui mauvais deiseins de M. le prince. — Confier la garde de Paris au coadjuteur, l'homme le plus capable de tenir tète à Condé; en mdniB tamps loi faire espérer le chapeau, afin qu'il ne s'oppose pas an départ de la cour.— Chiteauneuf et le coadjuteur, conseillers privés de la reine, en attendant la nomination d'un nouveau caMnet. — La reine est sur le point de choisir le coadjuteur en qualité de premier ministre. — Plaintes de Mosarin contre le coadjuteur et le maréchal de Villeroî. — Il fait espérer la pourpre au coadjuteur pour le rattacher A sa caïue. — Il se croit abandonné d'Anne d'Autriche. — Il implore l'appui du coadjuteur pour qu'il lui «oit permis de se réfugier à Brissach, au milieu d'une garnison française. — Eleti et Chiteauneuf proposent de faire assassiner Condé, et ptiblient en même temps contre Mazarin de sanglants pamphlets.

— Négociations de Mazarin avec le coadjuteur.

La position du prince de Condé, si forte, il y avait quelqnes jours & peine, était devenue aussi faible qu'incertaine. Il avait mis ai peu de prudence et de bonne foi à tenit sos en^agcniciits, même à l'égard de ses amis les jtliis puissiiuts el les plus dévoués, que plusieurs d entre eux, non contents de l'abandonner, s'étaient retournés contre lui. Le premier président Mole, qu'une grande intégrité n'em-

Page 1