PREMIER MINISTERE
(29 novembre 161G. — 24 avril 1617)
Personne ne se doutait alors que le nouveau ministre serait plus tard le redoutable adversaire de l'Espagne que nous connaissons. C'était la faction espagnole qui le portait au pouvoir; il pensait alors comme ses protecteurs Marie de Médicis et Concini, et l'ambassadeur d'Espagne à Paris le présentait à son maître, Philippe III, comme l'un des personnages de la cour de France les plus sincèrement attachés aux intérêts de l'Espagne1. Rentré au ministère en 1624 et adoptant une politique absolument contraire à celle de Marie de Médicis, la politique française de Louis XIII, devenant l'adversaire déclaré de l'Espagne et résolu à défendre contre elle, et d'accord avec le Roi, les intérêts de la France, Richelieu devait trouver, et trouva en effet jusqu'à sa mort, une opposition formidable dans Marie de Médicis et sa coterie, qui ne lui pardonnèrent jamais d'être devenu leur adversaire après avoir été leur instrument.