Préface sw le Cid
■2. Gazette, 1636, p. 76.
deux troupes de Bellerose et de Mondory rivalisèrent entre elles. « L'ornement du théâtre, dit la Gazette1. La gentillesse de l'invention et la beauté des vers, ouvrage du sieur Baro, le concert ravissant des luths, clavecins et autres instruments, le geste et l'habit des acteurs mirent l'honneur de la scène en compromis entre tous les siècles passés et le nôtre » .
Henaudot allait peut-être un peu loin dans son admiration.
Le 19 février, « Son Éminence reçut en son palais le duc de Parme et lui donna une fort belle comédie2, avec changement de théâtre et d'excellents concerts de luths, épinettes, violes et violons entre les actes. Cette comédie fut suivie d'un ballet composé de douze entrées de fort bons danseurs richement vêtus ». L'assemblée était fort belle; Monsieur en faisait partie. Le divertissement dura trois heures ; puis on monta à l'étage supérieur pour souper, et on alla ensuite dans la chambre de S. Em., où l'excellente musique du Roi3 se trouvait par l'ordre exprès de Sa Majesté.
Le 22 février 1637, les deux troupes de comédiens jouèrent la tragi-comédie de l'Aveugle de Smyrne, des Cinq-Auteurs, en présence du Roi, de la Reine, de Monsieur, de Mademoiselle, du prince de Condé, du duc d'Enghien, du duc Bernard de Weimar, du maréchal de la Force et des seigneurs et dames de la