‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 160 sur 203 · Gazelle, 1660, p. G · texte numérisé non relu

Gazelle, 1660, p. G

très objets pour orner ses maisons de Paris. La Révolution venue, le château est confisqué; on brise ce qui rappelle « la tyrannie »; on vend bon nombre d'objets d'art. En 1800, le gouvernement s'empare de 20 statues, de 23 bustes, de divers tableaux et de la table de mosaïque. En 1801, le duc de Richelieu, rentré en France et en possession de son domaine, le vend à la Bande noire, à la condition de le démolir. Napoléon intervient en 1807, essaye de sauver le château et n'y réussit pas. La dévastation commence et dure plus de quarante ans. Richelieu est devenu une carrière, où i'on vend pavés, pierre à bâtir, marbre, etc., pour toutes les constructions des environs : en 1844, on y vendait encore du pavé et de la pierre !

En 1824, un des propriétaires de Richelieu donna 28 tableaux au musée d'Orléans. En 1835, il y avait plus de 200 tableaux ou portraits entassés par terre dans un bâtiment : on ne trouvait pas à s'en défaire !

De toutes les richesses amoncelées â Richelieu, quelques-unes sont au Louvre, d'autres aux musées d'Orléans, de Tours, de Poitiers et de Versailles. Le reste a été détruit ou vendu à l'étranger. Dès 1835, le château était rasé ; les vandales qui l'avaient détruit habitaient les communs. Les propriétaires actuels cherchent à reconstituer l'ancien domaine, mais le parc seul existe encore : tout le reste a disparu comme â Ruel1. « Vanité des vanités, tout est vanité ».

1. Méui. de la soc. des Antiquaires de l'Ouest, l. II (1837), Notice sur le château de Richelieu, par Ch. i>e Ciiekgé. — E. Bo.nnaffé, Recherches sur les collections des Rie 1883, in-8°.

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