Ces ouvrages sont indiqués p
■j. Comte de Bonnbau- Avenant, la Duchet ■ d'Aiguillon, p, 354,
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par ordre de M. de Torcy, ministre des Affaires étrangères, et enfouis dans les cartons de son ministère jusqu'à nos jours.
Richelieu fut un orateur de grande réputation. Nous avons déjà parlé de son discours de 1615 ' et donné un extrait de cette célèbre harangue qui commença sa fortune politique.
En 1634, au lit de justice tenu le 18 janvier, le Cardinal fît un discours qui eut un grand retentissement2 : la Gazette du 21 janvier en rendit compte ainsi qu'il suit :
L'éloquence sans pareille de Son Éminence et la parfaite connaissance qu'il a de cette matière lui en rendit le discours si facile et si agréable à ceux qui l'écoutaient, que tandis qu'il dura on ne vit jamais une telle attention, dont les yeux de toute l'assemblée fixement arrêtés sur lui, leurs oreilles attachées à sa parole et leurs corps immobiles étaient des signes certains; comme leur approbation unanime, éloignée de tout soupçon de flatterie, le fut de leur ravissement, tel que cette grande et célèbre audience ne se pouvait lasser de l'entendre, et ne trouva rien à dire en cet excellent discours que sa brièveté, bien qu'il eût duré près d'une heure.
Comme un ministre de nos jours, Richelieu était venu devant le Parlement, non pas rendre compte de son administration, mais la faire connaître en en faisant
1. Page 13. — Richelieu parle aussi aux Notables. C'est un orateur politique.