Calice, chandeliers et autres objets à l'usage du culte
rien confier au Cardinal , dont Puisieux avait une extrême appréhension'; mais, ajoute l'ambassadeur de Venise, qui nous met au courant de toutes ces intrigues, « Richelieu étant l'âme de toutes les actions de la Reine, il est impossible qui! soit séparé de sa confidence ».
Pendant que Condé achevait de se perdre dans l'esprit du Roi (1623), Madame de Puisieux avait la prétention de régenter Louis XIII, qui regimbait contre ce nouveau joug qu'on cherchait à lui imposer, et qui finit par le trouver intolérable.
La Cour et le Conseil étaient le théâtre des plus misérables intrigues, au milieu desquelles la Reine-Mère et le Cardinal gagnaient sans cesse du terrain. Pour se maintenir au pouvoir, Brulart et Puisieux donnèrent la haute main à Marie de Médicis, pendant que Richelieu s'effaçait autant qu'il le pouvait. « Les ministres, dit l'ambassadeur florentin , font tout leur possible pour ne pas être sous la dépendance des manières superbes et indépendantes de ce cardinal, qu'ils craignent en même temps qu'ils l'amadouent1 ».
La cause principale des craintes que Richelieu inspirait aux ministres n'était pas sa hauteur, mais sa valeur personnelle, qu'ils connaissaient bien.
De son côté, la Reine-Mère, obéissant à son habile conseiller, ménageait Louis XIII, se tenait retirée et évitait surtout d'éveiller la susceptibilité de son fils,