‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 184 sur 203 · Testament politique · texte numérisé non relu

Testament politique

raires en France et qu'il fallait en réduire le nombre, et qu'ailleurs que dans les grandes villes il ne fallait que deux ou trois classes pour tirer la jeunesse de l'ignorance grossière, nuisible à ceux mêmes qui destinent leur vie aux armes ou au commerce. « Par ce moyen, auparavant que des enfants soient déterminés à aucune condition, deux ou trois ans feront connaître la portée de leurs esprits : en suite de quoi, les bons, qui seront envoyés aux grandes villes, réussiront d'autant mieux, qu'ils auront le génie plus propre aux lettres et qu'ils seront instruits de meilleure main ».

Nous sommes aujourd'hui au même point : il faut deux enseignements, quelques grands collèges littéraires, à fortes études, et de nombreux collèges pour l'enseignement scientifique, destinés aux ingénieurs, industriels, agriculteurs et commerçants, qui n'ont nul besoin de grec et de latin.

On ne saurait finir le chapitre des lettres sans parler de l'imprimerie du Louvre. Ce fut encore Richelieu qui fonda, en 1640, l'Imprimerie royale; elle fut établie au Louvre, et eut pour directeur Sébastien Cramoisy, célèbre imprimeur, qui avait été l'éditeur du discours prononcé par Richelieu aux États-Généraux en 1615. Le 4 juin 1642, Louis XIII visitait la nouvelle imprimerie1, et la même année Cramoisy publiait une belle édition du livre du Cardinal contre l'écrit adressé au Roi par les quatre ministres-.

i. Gazette, 1642. p. 40.

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