I. Gazette de France, 1643, p
Ensuite marchait ledit maître des cérémonies, qui avait le bonnet carré en tête, l'épée au côté, son bâton de commandement à la main, botté et couvert d'une robe, dont la queue, de deux aunes de long, était portée par trois de ses hommes suivis de six autres, tous en habits de deuil et en manteaux longs. Ils étaient suivis de vingt-trois crieurs, aussi vêtus de robes noires, chargées devant et derrière d'écussons aux armoiries du défunt, dont le blason est d'argent à trois chevrons de gueule : tous ces crieurs tenant leurs clochettes à la main.
Sitôt que le roi d'armes et les hérauts eurent salué la Cour, ils s'arrêtèrent à l'entrée du barreau, et le maître des cérémonies, passant au milieu d'eux, la salua aussi de trois révérences, prit sa place entre les deux derniers conseillers de ladite Chambre ; puis, s'élant couvert, avertit la Cour de se trouver à la cérémonie du défunt, et présenta la lettre du Roi à elle adressée sur ce sujet. Après la lecture de laquelle les vingt-trois crieurs sonnèrent par trois fois leurs clochettes ; puis l'un desdits crieurs fit la proclamation accoutumée en telle occasion i laquelle achevée, le maître des cérémonies se retira et alla faire les mêmes semonces (convocations), avec le même appareil en la Chambre des Comptes, en la Cour des Aides, au Corps de Ville et à l'Université.
Le 19e, le chœur, la nef elles portails de l'église Notre- Dame de Paris, avec l'archevêché1, se trouvèrent tendus de drap noir jusqu'aux premières voûtes. Au-dessus duquel drap étaient des lez de velours, chargés de pied en pied d'écussons aux armes susdites. Et sur les trois à quatre heures de relevée furent commencées les vêpres et vigiles des morts, où se trouva le Corps de Ville. Avant lequel service, le roi d'armes et les hérauts susdits, vêtus comme auparavant, furent conduits, par six Suisses de la garde du Roi, dans le chœur de l'église, où chacun d'eux prit sa place sur