‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 192 sur 203 · Page · texte numérisé non relu

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mandeurs de l'ordre du Saint-Esprit, chef du Conseil et principal ministre de l'État du Roi, pour l'âme duquel se feront les services et prières en l'église de Paris ; auquel lieu lundi prochain, après midi, seront dites vêpres et vigiles des morts, pour y être lendemain mardi, à dix heures du matin, célébré son service solennel. Priez Dieu qu'il en ait l'âme».

C'est encore à la Gazette que nous empruntons la relation de ce service.

2° Les Cérémonies faites en cette ville (Paris), au service célébré clans l'église Notre-Dame pour le défunt cardinal-duc de Richelieu, les 19 et 20 du mois de janvier 1643 *.

Le sieur de Sainctot, maître des cérémonies de France, ayant reçu les ordres du Roi pour faire rendre les honneurs funèbres au défunt cardinal-duc de Richelieu, se trouva en la Grand'Chambre du Parlement, le 17 de ce mois, en cet ordre.

Le sieur Le Rreton fils, reçu en la survivance de son père roi d'armes de France, au titre de Monljoie-Saint-Denis, marchait devant lui, assisté de quatre de ses compagnons, hérauts d'armes des titres de Rourgogne, Valois, Bretagne et Alençon, tous vêtus de deuil, chargés de leurs cottes d'armes, chacun l'épée au côté, la toque de velours ras sur la tète : le roi d'armes tenant son sceptre en main, couvert de velours violet, semé de fleurs de lys d'or, et ses compagnons leurs caducées, qui ne diffèrent point autrement du sceptre du premier, sinon que cettui-ci a une plus grande fleur de lys à sa pointe et qu'elle est couverte d'une couronne royale. La robe du roi d'armes était à longue queue, portée par son homme.

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