Bulletin de ce comité, IV
2. On fit faire un moulage, à six exemplaires, de cette noble gure par Talrich.
moustache y sont encore. La pointe des cheveux est parfaitement indiquée au sommet du front, telle qu'elle sortait de la calotte rouge.
« La tête est uniformément d'une couleur brune, couleur qu'elle doit à un vernis1 ».
La cérémonie eut lieu le 15 décembre 1866, devant plusieurs évêques et une députation de l'Académie française. M. Duruy remit à l'archevêque de Paris, Mgr Darboy, les restes du Cardinal, et dit quelques paroles au prélat, qui lui répondit ainsi :
M. le Ministre, je remercie le gouvernement de l'Empereur d'avoir eu la pensée de faire restituer à la Sorbonne les restes précieux que Votre Excellence veut bien me remettre. J'ose vous féliciter, U. le Ministre, d'avoir attaché votre nom à cette œuvre réparatrice, et je suis heureux de la part qu'il m'est donné d'y prendre en ce moment.
Je ne m'étonne pas que tant de personnes considérables aient tenu à honneur de se rendre à cette cérémonie expiatoire. C'est la sagesse du présent qui vient protester contre l'inexpérience et les entraînements du passé. C'est un acte de haute moralité et d'une politique vraiment sociale. Il est bon de montrer que la violence n'a jamais le dernier mot, mais que c'est la raison qui finit toujours par avoir raison. Ce que les pères renversent, les fils le relèvent; l'homme outrage, mais le temps venge. Grand exemple pour la génération actuelle, qui ne refusera pas de comprendre qu'elle doit faire œuvre de bon sens et de modération, et non pas œuvre de colère et d'aveugle violence.
Je demande à Dieu qu'il en soit ainsi et que les destinées de la France soient à jamais protégées contre toutes ces