décembre (19-23 frimaire an II
3. Pour faciliter l'embaumement, ou sciait le crâne verticalement, de la base des cheveux au menton, de sorte que la figure, li" faciès, fût séparée de la partie postérieure du crâne.
et Monuments' pria le Ministre de faire les démarches nécessaires pour que lemasque du Cardinal fût replacé au tombeau de la Sorbonne. Il fallut attendre encore vingt ans. Enfin, en 1866, M. Armez fit don du masque à l'empereur Napoléon III, qui chargea M. Duruy, ministre de l'Instruction publique, de faire replacer le masque dans son tombeau.
Ceux qui ont vu cette tête assurent qu'elle était dans un état de conservation extraordinaire et produisait un effet prodigieux2.
« Nous avons vu, dit M. Fontaine de Resbeck, le masque du. Cardinal, et sa vue seule avait suffi pour nous convaincre que nous avions sous les yeux la figure même du grand ministre. Comparé à son buste, aux gravures du temps, au portrait de Philippe de Champagne, la ressemblance est encore frappante. C'est bien la face amaigrie, la figure fine et aristocratique que l'on voit au Louvre.
« La peau desséchée est grumeleuse, les yeux ont disparu dans une orbite immense et profondément creusée, à laquelle tiennent encore les paupières garnies de leurs cils ; le nez, à partir de l'os, est un peu écrasé vers la droite, cette partie cartilagineuse ayant été écrasée par le poids du linceul; la bouche se relève contractée vers la droite; elle est garnie de presque toutes ses dents qui sont fort pures; la barbe et la