‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 43 sur 203 · Lettres et papiers d'État. V · texte numérisé non relu

Lettres et papiers d'État. V

4. Je ne trouve plus que la capitulation de Lens, en 1642, qui ait mérité d'être flétrie. — En 1638, le gouverneur du fort du Bac fut puni pour avoir négligé de rien stipuler en faveur de ses 2,000 soldats qu'on avait traînés en divers pays sans leur donner de pain {Lettres et papiers d'État, VI, 153).

Richelieu se montra toujours inexorable envers les capitulards : « Ce sont, disait-il, des sentinelles qui ne font pas leur devoir1 ». 11 alla jusqu'à dire, avec raison, que si quelqu'un dans une ville assiégée, ne veut pas faire son devoir, on doit le tuer2.

Quelques faits achèveront de mettre en évidence le misérable état de l'armée à ce moment, et la grandeur du service que Richelieu a rendu à la France en lui créant, par sa fermeté, une armée digne de ce nom. En 1635, deux régiments de l'armée d'Allemagne avaient fait une infâme capitulation; ils avaient rendu leurs armes et leurs enseignes pour conserver leur bagage. « Il est nécessaire, écrivit le Cardinal, que le Roi mande à M. de la Force de les juger en conseil de guerre*». La même année, à l'armée d'Allemagne, commandée par le maréchal de la Force, cent onze officiers ayant quitté leur régiment devant l'ennemi, sans permission, furent : les nobles, dégradés de noblesse et inscrits parmi les taillables ; les roturiers, envoyés aux galères.

Mais, en cette année 163G, Rantzau défendait glorieusement Saint-Jean de Losne contre Galas, le battait et le chassait après lui avoir tué 20,000 hommes et pris tous ses canons.

1637. Le cardinal de la Valette s'empara, dans le Hainaut, des places de Landrecies et de Maubeuge. —

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