‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 56 sur 203 · De Sézanne · texte numérisé non relu

De Sézanne

troisième à Fontenay du duc d'Épernon i, et la quatrième à Panfou2, où je séjournerai selon que ma faible disposition le requerra. Quand je ne serai plus qu'à une journée de V. M. il me semble que je serai tout à fait guéri... Je me réjouis de la bonne santé de V. M., que je désire plus que ma vie, comme étant, Sire, son très humble, très obéissant, très fidèle et très obligé sujet et serviteur. Le cardinal de Richelieu.

A mesure que l'on avance dans la lecture de cette correspondance, le Roi devient de plus en plus affectueux; sachant combien le Cardinal est ombrageux (non sans raison) et craint la moindre chose qui semble porter atteinte à son crédit, à son autorité, Louis XIII redouble ses protestations amicales pour calmer l'inquiétude de son ministre et assurer son repos. Le 11 mars 1634, il lui écrit de Chantilly :

Mon cousin, je ne changerai point mon discours ordinaire, qui a toujours été de vous assurer de mon affection. Je continuerai toute ma vie dans cette volonté, et s'il était nécessaire de vous en donner des témoignages, faites-moi connaître en quoi, et vous verrez que je m'y porterai avec plus de chaleur que je n'ai jamais fait. En attendant quoi je prierai le bon Dieu de tout mon cœur qu'il vous tienne en sa sainte garde.

Le 19 mars, Louis XIII, encore à Chantilly, écrit au Cardinal :

Mon cousin, ce mot n'est que pour vous assurer de la

1. Village de la Brie où le duc d'Épernon possédait un château.

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