‹ Le Cardinal de RichelieuChapitre 79 sur 203 · Marius Topin · texte numérisé non relu

Marius Topin

Le 7 juillet 1634, le P. de Ghanteloube, de l'Oratoire, un des pamphlétaires de Marie de Médicis, fut condamné à mort par contumace, par le Parlement de Metz, comme instigateur de diverses tentatives d'assassinat contre Richelieu.

1635. En octobre 1634, Gaston s'était réconcilié avec le Roi et était rentré en France; ce qui n'empêche que nous ne trouvions, en avril 1635, ses agents projetant de tuer Richelieu. Cette même année, un gentilhomme de Marie de Médicis, M. du Clause], fut pendu. C'était un factieux sans cesse mêlé à tous les complots ; il avait pris part à la révolte de Montmorency. 11 essayait de ressusciter un parti huguenot avec l'aide des puissances étrangères \ Il chercha à décider le duc de Rohan, qui commandait notre armée dans la Valteline, à livrer ce pays aux Espagnols. Rohan le fit arrêter et le livra au Cardinal.

Faut-il dire que Marie de Médicis remit à Mazarin pour Louis XIII une lettre, que le Roi, dans la réponse qu'il fit à Mazarin, déclara n'être qu'une longue satire de son gouvernement et un manifeste en faveur des ennemis de la France 2.

1636. La guerre est déclarée à l'Espagne. Les pamphlets et les complots contre Richelieu continuent. Nous trouvons cette année : le complot d'Amiens, le complot de MM. de Gondi et de la Rochepot, le complot du P.

1. Lettres et papiers d'État, IV, 17 octobre 1635; III, 546;V, 304, 308.

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