‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 107 sur 183 · rchiv. de la Guerre, vol. 45, fol · texte numérisé non relu

rchiv. de la Guerre, vol. 45, fol

(Jisail que la Uuur pontKicale agirait contre le sens commun et contre toute raison en refusant de sanctionner l'union de Cluny et de Saiiit-Maur, et il ajoutait : « Idem de l'affaire de Cisteaux '■ et de l*rémonstré, es quelles le roy et Monseigneur le cardinal ne recherchent aucun advantage que celuy de l'Eglise et de la gloire de Dieu. » Mais il se faisait peu d'illusions sur la mauvaise volonté de la Cour de Rome à son endroit et savait bien qu'elle ne lui accorderiiit jamais les bulles demandées. Le 16 décembre 1639, au moment des plus grandes difficultés entre les deux gouvernements, il pouvait écrire que depuis plus de deux ans, l'ambassadeur avait charge de ne point parler des bulles de Citeaux et de Prémontré -.

Richelieu mourant se préoccupa de sauvegarder l'œuvre de restauration qu'il avait entreprise à Cîteaux : il supplia le roi de faire élire après lui un religieux de l'étroite observance qui pût achever ce qu'il avait si heureusement commencé. Louis XIII voulut déférer à la prière du défunt cardinal et un arrêt du Conseil privé du 13 décembre 1642 ordonnait l'exécution de tous les règlements des cardinaux de la Rochefoucauld et de Richelieu, interdisant aux anciens religieux de retourner dans leurs maisons de profession et ordonnant que l'élection se fît à l'abbaye de Cîteaux. Un autre arrêt du 20 décembre expliquait que l'élection se ferait selon l'or'donnance générale du cardinal de la Rochefoucauld. M. de Verlhamont, conseiller d'Etat, partit pour Cîteaux afin de faire exécuter les volontés du roi.

Pendant ce temps, le prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, gâtait toute chose et jouait à Cîteaux le même rôle néfaste qu'à Cluny, soutenant de tout son pouvoir les anciens religieux et le parti de la mitigation, écrivant en Cour en leur faveur. Soutenus par le premier prince du sang et le chef du Conseil, les mitigés de Cîteaux se crurent en droit de tout entreprendre : ils s'assemblèrent à Dijon le 2 janvier 1643 et élurent à l'unanimité l'un d'eux, Dom Claude Vaussin, abbé de Cîteaux'. L'élection fut

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