‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 106 sur 183 · RICHELIEU ABBÉ GÉNÉRAL DE CÎTEALX · texte numérisé non relu

RICHELIEU ABBÉ GÉNÉRAL DE CÎTEALX

« Monsieur, La confiance ' que j'ay en vous el du soin que vous prenés de vostrc diocèse me donne sujet de vous prier, comme je fais, d'aller à voslre commodité en l'abbaye de l'Eau, despendant de moy à. cause de mon abbaye de Cisteaux, pour y apporter Tordre que vous jugerés nécessaire, pour y eslablir une bonne et parfaicte discipline. Je vous donne de bon cœur le pouvoir que j'ay, qui vous est nécessaire à cet effect, et vous asseure que je feray volontiers les statuts et les ordonnances que nous jugerons ensemble estre nécessaires après que vous aurés pris cognoissance de toutes ciioses. Si mesme il est besoin de changer les confesseurs qui y sont, je n'en feray aucune difficulté. »

Le 25 février 1638-, le maréchal d'Eslrées écrivait au cardinal (|ue toutes ses démarches n'arrivaient pas à faire avancer l'affaire du généralat de Cîteaux. Ces retards encourageaient les résistances des mitigés. En dépit de la défense qui avait été promulguée, l'abbé de Clain'aux commençait à re^cevoir des novices. Dès qu'il en fut informé, le cardinal arrêta net cette tentative qui aurait ruiné toute l'œuvre de la réforme : une Icltrc de cachet du roi fut envoyée le 1*"" mai 1038.

Cher et bien aimé,

Apprenant^ que vous seul entre tous les Abbés de l'Ordre de Cisteaux prétendez empescher le bon règlement que s'efforce d'y etal>lir notre très cher et très amé cousin le sieur cardinal duc de Richelieu votre gênerai par la réception des novices en laquelle vous contredisez ses deflences touchant leur habit et profession tant en votre monastère qu'aux autres qui en dépendent, Nous avons bien voulu vous faire cette lettre pour vous dire que nous entendons que vous obeissiés punctuellement aux règlements de notre dit cousin pour ledit Ordre et que la présente receûe vous aies à renvoier incessamment aux novitiaux communs établis pour votre Ordre par notre dit cousin tous les novices que vous aurés receus ou fait recevoir es maisons qui sont de votre dépendance. Si n'y faictes faute car, etc.

Le cardinal réclamait toujours vainement ses bulles. Dans un mémoire pour les affaires de Rome de la fin de février 1639, il

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