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un bref conforméiaent au mémoire ci-enclos. Outre le gré que Sa Majesté vous en saura, vous acquerrez du mérite devant Dieu d'une si bonne action, ce qui m'empesche de vous y convier davantage, me contentant de vous asseurer que je suis, Monsieur,
Vostre très affectionné serviteur, Le Gard, de Richelieu.
De Pans, ce 14^ septembre 11)34.
Six mois plus tard, nouvelle recommandation adressée au même ambassadeur :
Monsieur,
Bien que ^ je vous aye ci-devant escrit sur le sujet d'une affaire que le père général de l'Ordre de Prémontré a à Rome, le désir que j'ay de la voir terminée à son contentement, et l'alïection (jue je porte à cet ordre duquel je suis protecteur me fait reprendre la plume pour vous conjurer derechef, autant qu'il m'est possible, d'en avoir un soin particulier, et d'y agir suivant le mémoire que je vous en ay envoie. En ce faisant, vous me donnerez lieu d'exécuter le dessein que j'ay depuis longtemps de remettre la refforme dans toutes les maisons dudit ordre de Premonstré, et d'y restablir la discipline régulière. Ce que me promettant de vostre affection, je ne vous y convierai pas davantage, me contentant de vous asseurer que vous recevrez des effets de la mienne en vostre endroit aux occasions qui s'en présenteront, comme estant. Monsieur,
Vostre très affectionné serviteur, Le Gard, de Richelieu.
De fiiiel, ce 30 mars 1635.
A ce moment, on pouvait prévoir la mort prochaine du général de Prémontré, et Richelieu qui voulait, pour y introduire la réforme et remédier aux désordres, user du même procédé dont il s'était servi à Cîteaux, avait fait expédier le 28 février 1635 une lettre de cachet au baron de Lamet, gouverneur de Coucy, pour qu'à la mort de l'abbé il empêchât qu'on ne fit une élection précipitée du successeur. Pierre Gosset étant mort le 12 août suivant, le baron de Lamet alla le jour même défendre aux religieux de Prémontré de procéder à une nouvelle élection avant