Ibid., t. IV, p
8. Ibid., t. \', p. 476. Voir la Succincte, relation de ce qui s'est passé en la réforme du grand collège des Carmes à Paris, novembre 1635-26 juin 16.S6 (Bibl. Nat., Ld^» 8). Une requôtc présentée à Richelieii par le P. Antoine de Saint-Marlin, prieur des Carmes de Poitiers, le ^7 décembre 1623, nous prouve les libéralité? du cardinal envers cet Ordre. (,\ff. Efr., France, Mém. et doc, t. 1696, f. 37).
réforme est, grâces ù Dieu, tout à faict introduitte dans le grand couvent des Carmes de Paris et avec paix et douceur. On continue à travailler aux autres couvens avec plus de peine. » Même dans celui de Paris, le bon ordre ne dura guère ; mais aussi nichelieu ne recula pas devant les grands moyens pour le rétablir. II écrivait au roi le 8 juillet 163S :
Linsolence ' des Carmes est venue jusques à ce point que leur impunité crie vengeance contre le ciel. Eux-mesnies demandent qu'on apporte de l'ordre à leur désordre insupportable, et représentent qu'il ne se peut faire qu'avec main forte, à cause de leur voisinage, M"" le chancelier demande qu'il plaise au roy, à cette fin, de commander à trois compagnies des gardes françoises et suisses de faire ce qu'il leur dira pour cet effect. Je croy que c'est chose du tout nécessaire et que cet œuvre est très agréable à Dieu. S'il plaist à Sa Majesté, j'iray ce soir coucher à Paris, tant pour cet afïaire que pour donner quelque ordre à mon bastiment. Je ne partiray point que je ne sache si Sa Majesté l'a agréable. Il luy plaira de donner le commandement nécessaire à M'' de Montigny pour les gardes.
Aux Chartreux, Richelieu fit donner le prieuré de Saint-Biaise de Uoziers, de Tordre de Cluny, au diocèse de Lyon, lorsqu'il passa à Lyon en janvier 1630. se rendant en Savoie -.
Il s'intéressa aussi au [)rojet de réforme de Charles Frémon, profès de l'Ordre de Grandmont, et « témoigna ^ à l'abbé général de Grandmont, Georges Barnv. le désir qu'aucun obstacle ne fût apporté à l'entreprise de Charles Frémon. »
Il s'intéressa beaucoup plus encore, à cause de ses relations {particulières avec le Père J.-B. Carré, à la réforme des Frères Prêcheurs, des Jacobins, comme on disait alors. Le P. Carré était un de ses intimes confidents, on peut ajouter un de ses espions les plus actifs. Il eût à le défendre à plusieurs reprises contre ses supérieurs*. Pour nous en tenir à ce qui concerne la