Bibl. Nat., Ld"* 74, p. 2'i
16 nicHELiEt i:t i..\ ni;i oiime monastique
L'iibbé de (Jluny transmit cette requête au cardinal de la Rochefoucauld, qui déclara (lue les suppliants élaiont sans doute poussés par un bon zèle, mais mal éclairé, qu'il ne répondrait rien par écrit et continuerait a faire son devoir, qu'il les priait do conmiencer à faire le leur, ipi'il ne souffrirait aucune opposition et excommunierait ceux qui directement ou indirectement combat^ [raient ses règlements '. Les suppliants n'avaient plus qu'à se retirer. Cela se passait au cours de la troisième assemblée; dès le lundi suivant. 20 juin 102LJ, la rédaction des articles était achevée et signée de fous les consulteurs ^.
On a\ail montré de part et d'autre un grand esprit de conciliation. Les représentants de la congrégation de Saint-Maur avaient réduit au minimum leurs exigences ordinaires ; Dom d'Arbouze de son côté s'était montré très humble et plein de bonne \ olonté : il avait fallu de vi\es instances pour l'obliger à garder le titre d'abbé et le gouvernement des anciens, comme aussi la collation des abbayes, prieurés et offices qui dépendaient de sa charge. Le Père Général d(^s moines réformés devait être son coadjuteiu' et. après sa mort, son \rai et légitime successeur. Enfin le cardinal, toujours attentif à ce que la charité ne fût point lésée, avait recommandé aux Pères de Saint-Maur de « payer et fournir charitablement aux anciens, que le défaut de courage, de force ou de bonne volonté retiendra dans l'ancienne façon de vivre, la mesme prebande ou entretien qu'ils avoient coustume de recevoir a\ant leurs arrivées ''. » Quelques jours plus tard, le 7 juillet 1623, il délivrait à Dom d'Arbouze une commission spéciale pour faire la visite des monastères de l'Ordre*.
On peut dire que le cardinal de la Rochefoucauld employa toute la fin de l'année 1623 à réunir des conférences de religieux à
1. Voir le récif de l'assemblée du 19 juin 1G23 dans le ms. 3240 de la lîibl. Ste-Genevièvc, fol. 11 'i.
?. Appendice, n» 22.