‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 11 sur 183 · Bibl. Nat., Ldic 74, p · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., Ldic 74, p

LA RÉFOHME MOi\ASTlQLE AVANT 1627 Ib

tères : tous les religieux individuellement devaient déclarep/sfils acceptaient qu non les articles de ce formulaire. « Ceux qui ne voudront pas se ranger à l'observance régulière seront privés de voix active et passive et entièrement privés de la communauté, seront logés séparément des autres, dans l'enclos toutefois du monastère, dont ils ne pourront sortir sans la permission du supérieur, qui prendra soin qu'ils ne fassent aucun scandale, et ies châtiera s'ils en commettent. » Tout le détail de la vie régulière y était indiqué, et portait la marque . d'un vif désir de la réforme joint à une grande discrétion'.

En même temps on avait dressé des articles particuliers pour l'Ordre de Saint-Augustin^ et celui de Cîteaux ^ Pour l'Ordre de Cluny, oji attendit l'arrivée de Dom d'Arbouze, mais il se trouva que ce fut lui le plus ardent à proposer l'union avec ia congrégation de Saint-Maur, (jui a\ait déjà donné ses preuves d'une exacte observation de la règle de saint Benoît ; il ajouta que « l'exemple de ces bons Pères serait plus puissant que toutes les constitutions qu'on pourrait faire en un chapitre général ^. » C'était sagement parler, et on se mit à l'œuvre aussitôt pour rédiger le contrat d'union. Le bruit s'en répandit et l'opposition des anciens religieux ne tarda pas à se manifester ^. Un certain nombre de prieurs, d'officiers et de simples religieux de l'Ordre de Cluny s'assemblèrent à Saint-Martin des Champs et dressèrent une protestation « contre les articles qu'on dresse par le commandement du cardinal de la Rochefoucauld, comme contraires au bref du Pape et aux anciens statuts de Cluny, et qui tendent non à réformer nos maisons, mais à nous en chasser honteusement ^. » Ils réclamaient au préala))le la réunion d'un chapitre général.

1. C'est en vertu de ce premier règlement que l'évêque de Chàlons écrivait le 2 juin 1623 au cyrdinnl pour lui demander de s'occuper de la réforme de l'abbaye Saint-Pierre de Chàlons. (Bibl. Ste-Geneviève, ms. 3240, fol. 112).

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