RICHELIEU ET LES AUTRES ORDRES RELIGIEUX
réforme, rappelons que Richelieu créa une rente de 2000 livres au profit du noviciat réformé des Frères-Prêcheurs ^ et signalons un factum à lui adressé en 1634 sur le même Ordre et les remèdes spirituels .'i y apporter -. Déjà en 1629 Urbain VIII avait accordé un bref ^ et en 1632 avaient été données des lettres du roi pour la réforme des Jacobins'. En 1635, Richelieu écrit au cardinal de Lyon au sujet du giand couvent do Paris : a Le succès ^ de la réforme n'en a pas esté sy heureux, ny sy prompt que je me l'eslois promis. » II lui demande de voir sur ce sujet le cardinal Antoine Barberini. « Le couvent de Paris estant celuy sur lequel tous les autres de ce royaume prennent exemple, si l'on ne remédie promptement à ces confusions, il en arrivera un mal incroyable. »
A plusieurs reprises, on voit le cardinal soucieux de ménager le Père Général des Jacobins. Il lui fait demander, le 12 janvier 1636, par l'intermédiaire de l'ambassadeur à Rome, le comte de Noailles, les expéditions nécessaires au père Nicolaï pour exercer la charge de lecteur en théologie au grand couvent des Jacobins de Paris : « J'escris *^ un mot sur ce sujet au dict P. Général, %ous ne m'obligerez pas peu de luy faire cognoistre la passion (|ue j'ay pour les choses qui luy peuvent acquérir de la gloire et de la réputation, et l'affection que je porte à son ordre et à sa personne. » Le 28 mars de la même année, il écrivait au cardinal Barberini : « Je n'ay ^ rien oublié de ce que j'ay peu en l'affaire des Pères de Saint-Dominique du couvent de Paris, pour vous tesmoigner l'intérest que je prends à tout ce que vous affectionnés : mais il y a eu de grands obstacles, desquels M. le cardinal de Lyon informera Votre Eminence et luy dira les moyens que