‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 121 sur 183 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

CH Ricni:i.ii::L et la kéioume monastique

j'ay jugés à propos pour raccommoder ce qui y a esté gaslé. » Ces obstacles venaient en grande partie du l'ère Général lui-même (jui ne concertait point son action avec celle de llichelieu. Une lettre que celui-ci adressait le môme jour au cardinal .\jitonio (n'est-ce pas le cardinal Antonio Barherini. comme pour la précédente '!) nous l'apitrend : « L'al'tection ^ que vous portés au Père Général des religieux de Saint-Dominique m'a obligé de rechercher toutes sortes de moyens de l'aider en la réforme du grand couvent do son ordre en cette ville. Il a usé de fonnalilés qui estoient capables de rompre entièrement son dessein. Il n'en viendra à bout que par les expédiens qu'on hiy a proposés. » llichelieu écrivait lui-même le ? avril 1G36 au Père Général :

Mon Père, J'ay- bien à me plaindre du procédé que vous avés gardé avec moy sur le sujet du grand couvent, mais cela n'empeschera pas, s'il vous plaist, que nous ne demeurions bons amis. J 'escris amplement de cette affaire à M. le cardinal de Lyon. Après l'avoir entendu, vous verres quelle résolution vous y devrés prendre, .le ne vous conseille pas de vous commettre avec le parlement de Paris ; à mon avis, vous devés plustost désirer que la règle s'introduise dans le grand couvent par quelque voyc que ce puisse estre, que non pas de faire valoir vostre authorité in virga ferrea sans aucun fruict ^. Le Père Carré est un des meilleurs religieux du monde, que j'aime et affectionne, et dont la vie est très exemplaire; mais il est vray que, n'estant pas gousté du grand couvent comme je le désirerois, il est du tout impossible que son entremise face maintenant l'effect que vous pourries souhaiter. L'affectionnant comme je fais, je luy en ay parlé franchement ; il est sousmis, comme un bon religieux, à tout ce qui viendra de vous, à qui je suis,

Mon Père,

Très affectionné à vous rendre service.

Le Gard, de Richelieu.

A la fin de l'année 1636, après avoir agi de son mieux au grand couvent des Jacobins selon les pouvoirs qu'il avait reçus du Père Général. Richelieu lui écrivait : « J'espère* que nous verrons

Page 1