Halo more irnm alto pectore tcgetyat (Dom Mège, p
3. Voir les rlivers points souniis à l'examen des docteurs dans Donj Mège, p. 297-:J():j.
rivaieiit (uujuLiis pas, ni même le cerlilicaL aiitlienli(iue, si sou- \ent réclaiiK', que le pape les av^it promises oie aposiolico. Au mois cl"a(,>ùL sur de nouvelles insUiuces de l'ambassadeur, du cardinal Alphonse de Uichelieu et du cardinal Bentivoglio, on apprend qu'elles sont accordées en principe, mais qu'il reste un cerkiin nombre de points à régler avec la daterie. C'était renvoyer leur expédition aux calendes grecques, car le cardinal datai re était hostile à l'union : il venait de proposer comme nouvelle défaite de laisser à Richelieu les rentes de tous les titres et bénéfices, à condition de maintenir des religieux en possession dos offices claustraux, (pii de cette façon n'eussent, pas été supprimés : il lui lut répondu que le cardinal ne voyait nullement là un intérêt pécuniaire, et que c'était afin de protéger l'observance et la discipline monastique que la suppression des offices s'imposait. Mais le dataire avait sons ses ordres un grand nombre d'officiers et de prélats : il lui serait aisé de multiplier les prétextes à atermoiement.
. Cependant en France les esprits s'agitaient, et tous ces retards commençaient à inquiéter et à indisposer les meilleurs. A Cluny surtout, on pressait Dom Tarrisse de terminer l'union et de tenir l'assemblée générale. Mais lui n'osait rien hasarder avant d'a\oir la réponse de Rome et redoutait la précipitation. Malgré les réponses favorables qu'il avait reçues des docteurs de Sorbonne consultés et des principaux supérieurs des maisons religieuses de Paris, qui tous affirmaient que le chapitre peut être convoqué selon ce qui a été convenu entre les deux congrégations et qu'on peut y prendre toutes décisions nécessaires au maintien de la discipline, qu'il n'y a rien là qui viole le serment de fidélité aux constitutions, le sage supérieur général de Saint-Maur n'était pas tout à fait convaincu. .Si Rome refusait son consentement et que l'union dût être rompue, que de difficultés pour se séparer ! Que faire des profès que l'on aurait admis ? N'encourrait-on pas des peines canoniques ? Tout récemment encore, Rome n'avait-elle pas failli refuser l'approbation de l'union avec Chezal-Benoît parce qu'on avait commencé à réformer deux abbayes sans attendre la bulle? D'ailleurs le changement du régime abbatial à Cluny ne pouvait absolument pas se faire sans l'assentiment de Rome, et
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•itoiir les autres points (|ui exigeaient confirmation, Rome se montrerait certainement plus sévère dans la suite en voyant qu'on avait marché sans elle. En outre la demande était laite et on s'exposait graxemenl en n'attendant j)as la réponse.
l'areille prudence pouvait être léiiiiime, mais les Clunistes moins j^atients s'adressèrent au Père Joseph (pii abonda dans leur sens, persuada Hichelieu, et finalement fixa lui-même la tenue du chapitre au 1" septembre dans Tabbaye de Cluny. Dom l'arrissc fit une nouvelle visite au nonce, lequel promit d'écrire au cardinal Barberini ; en le (piittanl, l'humble religieux lui demanda sa bénédiction pour le chapitre général qu'on l'avait contraint de con\oquer. Le nonce la donna « de la part de Sa Sainteté », ce que le Père Général écri\ait tout joyeux le 12 août au Père Placide Le Simon, se trouvant ainsi « mievix autorisé pour tout ce qui se l'eroit audit chapitre général ». Dans la môme lettre, il laxertissait que le cardinal de Lyon s'était plaint qu'on ne lui a\ait remis aucvm mémoire pour l'affaire de Cluny : pourtant on lui avait donné tout ce qui avait semblé nécessaire.
Dom Tarrisse s'occupa aussitôt de régulariser la situation d^^s religieux Acnus de Saint-Vanne qui s'étaient stabiliés à Cluny sans autre formalité. Il se munit au préalable du consentement des supérieurs de la congrégation lorraine réunis alors en chapitre à Saint-Epvre de Toul : il fut accordé volontiers, comme on le voit par une lettre du 16 août 1636 adressée à Dom Tarrisse par Dom Placide, ])rieur de Chàlons et visiteur. Dix religieux de Saint- Vanne se stabilièrent dans les formes, le l®"" septembre 1636, à la diète de la (^harité-sur-Loiro. et furent définitivement incorporés à l'Ordre de Cluny : l)om Hubert HoUet ne se trou\a point au nombre de ces dix. Se croyait-il, par son office de grandprieur, uni de droit à l'Ordre, ou plutôt ne nourrissait-il pas déjà le dessein de s'en séparer, ainsi qu'il fit dans la suite ? Depuis les environs de Noël 1635, il était en Lorraine, chargé, semble-t-il, d'une mission par Richelieu. A plusieurs reprises il avait écrit au Père Joseph sans pouvoir obtenir son rappel. Il écrivit aussi à Dom Tarrisse en demandant que son absence ne retardât point la tenue du chapitre : « Pour ma présence, disait-il, je ne la trouve point nécessaire ni utile audit chapitre, parce que de la grâce de Dieu il sera revêtu de meilleurs et de plus capables
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religieux i|uc moi, cl je crois quo Dieu lui en a rései'vé une bénéiliclion très particulière et donnera la lumière à ceux qu'il choisira par son Esprit pour y assister et présider, pour voir et ordonner ce qui sera de sa plus grande gloire et avancement du bien commencé, (''est pouinpioi je ne me mets point en peine de ce qui se fera et statuera en celle sainte assemblée. Seulement je me réjouis grandement el suis tout disposé de pratiquer et garder in\iolablement avec l'aide de Dieu ce qui sera conclu et arrêté. » On verra dans la suite ce cpiil advint de ces belles promesses. Ce tut dans l'espoir qu'il y viendrait assister qu'on retarda jusqu'au 9 septembre l'ouverture du chapitre : il ne parut pas. lùi réalité il était plus que jamais adversaire de l'union et préparait pour l'avenir de nouvelles manœuvres, se réservant de l'attaquer quand elle serait conclue.
A celle même diète de la C'harité-sur-Loire, on nomma les députés du chapitre ^ ; puis, connue dernière précaution pour consolider l'union, Dom l'arrisse fit i-alifier le concordat de 1634 par les anciens religieux de Cluny, de Saint-Martin des Champs, d'Elincourt, de Lilions en Sangterre, de Saint-Gervais, de Saint- Pierre d'Abbeville, de Montdidier, de Nanteuil, de Coincy, de Saint-Iicmy de Braine, de Bourbon-Lancy el de Saint-Martin de Sales : ceux de Gassincourt et de la Voûte le confirmèrent dans la suite. On pouvait maintenant tenir le chapitre : Dom Grégoire Tarrisse en fut élu président. Dès la première séance, on lut publiquement le concordai de 1634 : il fui approuvé et ratifié par tous, tous demandèrent son exécution immédiate. Les supérieurs clunistes et maurisles se démirent aussitôt de leurs charges, les premiers entre les mains de Dom Lucas, en l'absence de Dom Rollet, les autres entre les mains de Dom Tarrisse. Puis les dixhuit Mauristes nommèrent leurs six définiteurs : D. Tarrisse, D. Colomban Régnier, D. Jean Harel, D. Placide de Sarcus, D. André Betholaud et D. Ambroise Tarbouriech ; les neuf Clunistes en nommèrent trois d'entre eux : D. Firmin Rainssant, D. Ignace Philibert et D. Pierre Lucas.
Les délibérations commencèrent^. On adopta pour la nouvelle