Ibid., f
3. Du lundi 29 octobre 3623. Réponse à des oljjections, par Dom Lucaiet Dom Bridet. (Ibid., fol. 194).
'i. Ibid., fol. 188, et Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. 9i.
5. Ibid., fojl. 205, 209. 211, 213, 215, 223, 225, 231, 235. 237, 239.
20 itlCllLlIKU DT l.A RÉlORMi: MONASTIQUE
Iruils cjue proiluira la léfonno. drclarent qu'ils se soumettront au cliapifro i^éiiéial, mais supplient l'abbé de ne rien innover dans i'Urdro de C^lunv sans la convocation d'un chapitre général.
Dom Lucas et Dom Bridol ont beau adresser au cardinal des suppliques pour la conclusion définitive de l'union ^, et c'est en vain que le cardinal lui-même se fait envoyer de Saint-Martin des Champs, de Saint-Germain des Prés, de Saint-Nicaise de lleims, de Saint 1m roull. des étals des diverses communautés- : partout ceux (pii désirent la i-élorme sont en minorité. On n'arrive pas à donner l'inipulsidu.
Une lettre d'un religieux de C ré [)y-eu- Valois, du 27 mai 1624, remercie le cardinal de ses ordonnances : mais l'enfer s'acharne à les faire avorter, et l'alibé de Cluny envoie à Crépy le rebut de ses moines '. Dom Claude Rcgnault, procureur des religieux de Saint-Rémy de Reims, se plaint qu'on ne leur envoie pas de religieux réformés pour les guider dans l'observance des règlements''. Dom Etienne Boulhirt, religieux de Saint-Père en Vallée, écrit le 15 août 1624 au cardinal (|u"il a voulu observer ses règlements, et qu'à cause de cela il est maltraité par ses confrères''.
D'autre part les supérieurs de Saint-Maur n'étaient pas non plus sans perplexité. Dom d'Arbouze était très âgé : s'il venait à mourir a\ant que toutes choses ne fussent définitivement réglées, quelqu'un s'empresserait d'obtenir du roi ou du pape la nomination à l'abbaye de Cluny, et tout ce qu'on avait fait sombrerait du coup ; en somme, se disait-on, on aurait mieux fait de se comporter avec Cluny comme on le faisait avec tous les autres monastères. De plus comment les monastères de Saint-Maur accepteront-ils comme supérieur général un abbé de Cluny ? et les monastères de Cluny, comment se soumettront-ils à un su-, périeur général qu'ils n'auront pas élu ? D'ailleurs pourquoi renoncer au nom de congrégation de Saint-Maur qu'on portait depuis cinq ans déjà ? Quant à cette puissance considérable re-