Commission à Dom Claude Resmault. relis-ieus de
S. Reiny de Reims, pour la Visitation de quelques Monastères de l'Ordre de S. Benoist (24 novembre 1623), 3 p. in-8».
Ces monastères étaient S. Remy de Reims, S. Nicaise, S. Basle, S. Thierry, Nauvillier et Mouzon.
28. — Advis aux Reverens Pères les Religieux de l'Ordre S. Benoist, pour respondre en particulier et en gênerai, à Messieurs les E\esques et Commissaires qui seront envoyez pour l'exécution des articles faits à Paris à l'Hostel Abbatial de saincte Geneviefve l'unziesine mars mil six cens vingt-trois, par Monseigneur le Cardinal de la Roche-foucault, et autres, pour le restablissement dudit Ordre. A Paris, 1623, 16 p. in-8°. (Bibl. Nat., Ld'6 9).
29. — Consenl^ement du procureur général de l'Ordre, Dom Henri Girard, à l'établissement de la réforme, en date du 19 juillet 1623. (Arch. Nat., S 1445).
30. — Lettres patentes du 26 août 1623 pour l'évocation au Grand Conseil des causes de l'Ordre de Cluny. Ensemble l'arrêt d'enregistrement dicelles. du 12 décembre suivant. fArch. .\at.. S 1445).
31. — Commandement fait le 25 septembre 1623 par Dom d'Arbouze, abbé de Cluny, en présence des Pères de la Voûte, à Dom Jean Sesse, grand-prieur, d'exercer les fonctions dudit office sans préjudice à ce qui a été accordé en faveur de la réformalion pour l'union dudit office, en cas que ladite réformation s'introduise. (Arch. .\at., S 1445).
32. — Commission pour la visite des monastères de l'Ordre de .S. Benoist en la Province de Paris (15 janvier 1624). 4 p. in -8°. (Bibl. Xat., Ldi6 9* et Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 269, qui porte la signature autographe du cardinal).
Le visiteur sera Dom Jean de la Mare, sous-prieur de Saint-Ouen de Rouen. Les monastères à visiter sont Saint-Denys en France et S. Pierre de Lagny au diocèse de Paris ; S. Père en Vallée, N.-D.
de Josaphat, la Sainte Trinité de Tiron, N.-D. d'Arthise, Sainte Marie-Madeleine de Châteaudiin, Coulombs, S. Lomer de Blois, Pontlevoy, Vendôme, Netitleviel et Saint-Pierre de Neauile au diocèse de Chartres ; S. Benoît-sur-Loire au diocèse d'Orléans, et S. Pierre de Rebais au diocèse de Meaux. II y cul une nouvelle commission donnée le 5 juillet 1624.
33. — Commission pour la visite des monastères de l'Ordre de S. Benoist en la Province de Sens (15 janvier 1624), 4 p. in-8", (Bibl. Nat., Ld^e 9* et Ribl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 207).
Le visiteur nommé était Dom Perot, religieux de S. Jean dAngely, et les monastères à visiter étaient S. Pierre-le-Vif, S. Bemy, S. Père de Melun, S. Père de Chaumes, Moriny près Etampes au diocèse de Sens ; S. Germain dans la ville et diocèse d'Auxerre ; S. Loup, Monstier-la-Celle, Monstier-Ramey et S. Pierre de Nesle au diocèse de Troyes.
34. — Commission pour la visite des monastères de l'Ordre de S. Benoist en la Province de Reims (15 janvier 1624), 4 p. in-S". Bibl. Xat.. Ld^e 9* et Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 273).
Visiteur : Dom Robin, religieux de S. Corneille de Compiègne. Monastères à visiter : S. Remy, S. Basle, S. Thierry, Nauvilliers, Mouzon et S. Nicaise au diocèse de Reims ; S. Michel de Tonnerre, Molesme, S. Martin de Melonne, Vauxdée, Pontiers, S. Bénigne, S. Seine, S. Pierre de Bèze, Des sept foires au diocèse de Langres ; S. Michel-en-Thiérache, S. Jean de Laon et S. NicoIas-des-Prés au diocèse de Laon : S. Crespin-le-Grand, S. Marc de Soissons, S. Corneille de Compiègne, Chezy, S. Pierre d'Orbais et S. Médard au diocèse de Soissons ; S. Martin d'Aurion, Misemon, S. Urbain, Monstier-en-Der, Morimond et S. Sauveur de Vertus au diocèse de Châlons-sur-Marne ; S. Martin-aux-Jumeaux, S. Acheul les Amiens, S. Fuscien du bois, S. Vaast, S. Valery-sur-mer, S. Josse-sur-mer, S. Saulve de Montreuil, S. Austrebert, Forestmoustier, S. Riquier et Bisiqueuil au diocèse d'Amiens ; S. Eloy-les-Noyon, S. Barthélemy-Ies-Noyon, Homblière, Mont St-Quentin, S. Eloy-Fontaine et S. Projet au diocèse de Noyon ; S. Lucien, S. Symphorien, S. Germer de Flaix et N.-D. de Berthueil au diocèse de Beauvais, N.-D. de la Chapelle près Ardres au diocèse de Boulogne.
Une autre commission fut donnée le 5 juillet suivant à Dom Barthélémy Robin.
35. — Conimission pour la visite des monastères de l'Ordre( de S. Benoist en la Province de Rouen (15 janvier 1624), 4 p. in-8°. (BiM. Nat., \xV^ 0* et Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, loi. 271).
Visiteur : Dom Pilon, prieur de S. Victor en Charrier au diocèse de Rouen. Monastères à visiter : S. Ouen, Le Bec, S. Wandrille, S. Victor en Charrier, Sainte Catherine du mont de Rouen, Valmont, Aumale, Eu, S. Michel du Tréport, S. Martin-les-Pontoise, Fécamp et Arson au diocèse de Rouen ; le Mont-Saint-Michel au diocèse d'Avranches : Cerisi, Longues, S. Etienne de Caen, S. Etienne de Fontenay, S. Martin de Trouverot, Torigny et le Val Richer au diocèse de Bayeux : S. Taurin, Leufroy, Conches, Lyre, Montaré, Liérat et Ivry au diocèse d'Evreux ; S. Pierre-sur-Dive, S. Martin de Séez et S. Martin-le-vieil de Belesme au diocèse de Séez ; Fremont, S. Sever, Lessay, S. Sauveur le Vicomte, Hambre, Montebourg, S. Michel de la Pierre, S. Jean de Bourges et S. Christophe au diocèse de Coutances ; Cormeilles, Bernay, Préaux, N.-D. de Grestin et S. Evroult au diocèse de Lisieux.
Une autre commission fut donnée le 5 juillet suivant à Dom Claude de la Haye. Ces commissions du 5 juillet furent revêtues de lettres patentes du roi en date du 17 juillet 1624. (Bibl. Nat., Ldi^ 5*).
36. — Lettres du Roy d'Espagne du 25 may 1624 portantes permission à l'abbé de Cluny de faire la visite dans les dépendances de Climy au comté de Bourgogne. (Arch. N.at., S 1445).
37. — Consentement des religieux de l'abbaye de Cluny pour l'union des revenus du grand prieuré à la communauté, contenu dans une sentence des requestes du Palais du 8 juin 1624, où sont rappelles le règlement de 1621 et les articles arrestés par M. le Cardinal de la Rochefoucaut, et en conséquence est fait mainlevée à dom Sesse grand prieur des saisies faites à la requeste de Dom Girard procureur général, aux offres qu'a fait ledit Sesse de consentir à l'union desdits revenus quand la réforme sera établie. (Arch. Nat., LL 133i. fol. 21).
38. — Consentement donné tant par l'abbé que par le procureur général, le grand prieur et les religieux de Chmy, le 6 décembre 1624, aux articles arrestés par Monsieur le Cardinal de la Roche-
foucaut pour l'union do l'ordre de Cluny avec la congrégation de Saint-Maur, avec les éclaircissements et modifications apposés par chacune des parties.
39. — Consentement donné ausdits articles par la communauté de Cluny avec des modifications des 16 et 18 décembre 1624.
40. — Lettre de Dom d'Arbouze, abbé de Cluny, aux Pères de la Voûte de Cluny pour la réformation, en date du 11 juin 1625. (Arch. Nat., S 1445).
41. — Acte capitulaire de la communauté de Cluny en date du 9 décembre 1625, par lequel est doimé pouvoir à Dom Girard, procureur général, d'emprunter deux mille livres pour travailler à la réformation, soit par l'assemblée d'un chapitre général, soit par l'assistance des Pères de la congrégation de Saint-Maur. (Arch. Nat., S 1445).
42. — Acte de Dom d'Arbouze, du 9 décembre 1625, par lequel il ratifie ladite délibération et conclut à ce que soit demandé réponse finale aux Pères de la congrégation de Saint-Maur sur les observations faites au mois de décembre 1624 sur les articles projetés d'union. (Arch. Nat., S 1445).
43. — Réponse de Dom Tesnière, supérieur de la congrégation de Saint-Maur, en date du 6 avril 1626, que ladite congrégation s'en tient aux articles projetés par M. le cardinal de la Rochefoucauld et ne peut accepter les modifications et changements tant de l'abbé que des religieux de Cluny. (Arch. Nat., S 1445).
44. — Lettres de grand vicariat données le 16 avril 1626 par Dom d'Arbouze, abbé de Cluny, à Dom .Jean Sesse grand-prieur pour visiter et réformer les monastères de l'Ordre. (Xrch. Nat., S 144.5).
45. — Arrêt du Grand Conseil du 24 a\ril 1626 entre Dom de Cher\ière, sous-prieur de Souvigny et ci-clevant grand vicaire, d'une part; et Dom Thomas Dapchon, nommé sous-prieur et
gmud \icaire, et Dom d'Arbouze intervenant pour ledit Dapchon, d'autre part, par lequel est ordonné que ledit Dapchon jouira de radniinistralion de ladite charge de grand vicaire et sous-prieur de Souvigny tant qu'il plaira audit abbé, et que la destitution dudit de Chenière des dites charges est valide. (Arch. Nat., S 1445).
46. — Procès-verbal du chapitre général de Cluny du 3 mai 10-JO. (Arch. Xat.. LL 1334, fol. 25).
47. — Lettre du cardinal de Richelieu de grande hauteur contre Des Cures et de Fougeu touchant un département donné dans une de ses abbajes. Minute originale, 4 juin 1626. (Bibl. Nat., nouv. acq. fr. 5131, fol. 78).
Mrs. Si vous scaviez les intentions du Roy, vous ne me donneriez pas la peine denvoier vers vous pour vous dire que feu M"" Descures qui scavoit fort bien sa charge n'eust pas fait ce que vous faites. Depuis que Saint-Benoist est a moy, le Roy m'a tousjours fait cet honeur de ne vouloir pas qu'aucune de ses trouppes logeassent à son champ i, ny mesme ses gensdarmes quand il est a Dourdan, et vous estes si peu considérez que de m'y envoier toutes sortes d'autres trouppes qui peuvent prendre leur passage ailleurs. Si le service du Roy le requeroit, je les logerois moy mesme dans Limours, et n'auriez point la peine de leur donner deppartement amy les villages qui en deppendent comme vous avez fait. Je suis fasché que vous m'obligiez par ce procédé a rendre sans ressentiment aucun de ce qui ine touche le tesmoignage que je doy de vostre ignorance, sur le subjet de laquelle je vous fais ce mot pour vous convier d'apprendre a faire votre charge, vous asseurant que quand vous la scaurez, je seray
Votre bien affectionné amy a vous servir Le GARD. DE Richelieu.
De Limours du 4 juing 1626.
1. Richelieu avait obtenu, le 7 février 1622, des lettres de Louis XIII
exemptant les habitants de St-Benoît-sur-Loire de tout logement de gen?
de guerre. (Abbé Rocher, Histoire de l'Abbaye de St-Benoît-sur-Loire, Orléans, 1869, p. 396).
48. — Lettre de l'évêque de Uennes à Kiclielieu. (Bibl. de l'Institut, Collection Godefroy, t. 270, fol. 20l).
Monseigneur,
Si j'aurois pliistost sceu vostre volunté louchant l'introduction des Religieux de la Congrégation de Sainct-Maur, je me serois mins en debvoir d'empescher leur établissement en l'abbaye de Sainct Meleine qui fut le jour de la Conception de la Vierge ; mais vostre lettre du xv™^ du moys dernier ne m'ayant esté randue que puis deux jours, et lesdits religieux m'ayans asseuré estre portez de l'honneur de vostre bienveillance, j'ay seulement souffert qu'ils fissent le service en ladite abbaye sans avoir voulu repondre unne requesle qu'ils m'ont presantée affin d'approuver leur réception en ladite abbaye, attandant estre plus particulièrement informé de vostre intantion sur ce subject, laquelle cognoissant maintenant je me donneray bien garde d'y donner mon consantement. Au contraire si Vostre Grandeur me faict l'honneur de me prescrire l'ordre que j'auray a y tenir, je l'observeray de point en point sans y manquer. Que si, Monseigneur, trouvies bon terminer cette affaire sur l'union des deux Congrégations avec le bonheur de vous avoir pour protecteur, j'estime que le tout redunderoit a la gloire de Dieu qui vous combleroit de plus en plus de bénédictions et de grâces et au Ciel et en terre mettant la paix entre tous ces bons religieux lesquels par leur division retarderont autant comme leur union soustenue de vostre authorité Monseigneur advancera la reforme dans les autres abbayes de Tordre de Sainct Benoist qui sont en grand nombre en cette province. Je ne vous en importunarois Monseigneur n'estoit que estant entré en propos avec les religieux desdites deux Congrégations je ne les ay trouvé eloingnez de cette proposition de l'incorporer tout ensemble, et ceux qui ont tenu la place que possèdes maintenant en l'Esglise et prez Sa Majesté, avec admiration d'un chacun pour le bien qu'en resant et l'Eglise et l'Estat, ayans prins playzir autrefoys a signaler leur zèle en pareilles occasions comme feu Monsieur le Cardinal d'Amboise en la reforme qu'il entreprint de plusieurs maisons religieuses en France. Je me suis persuadé que vous. Monseigneur, a qui Dieu a desja faict plus grandes grâces pour le gouvernement de l'Estat, le voudriez aussi surpasser en pieté, et tiendriez cet employ digne de vostre entreminse laquelle reucissant a bonne fin comme je n'en doubte point randroit vostre nom pour jamais glorieux et en perpétuelle bénédiction devant Dieu et les hommes. C'est unne pansée que j'ay eu Monseigneur laquelle je soubmets a vostre meilleur jugement duquel je feray toute ma vye non seulement en cette oc-
casioii, mais en toutes autres ou il vous playra m'employer depandre entièrement les mouvemans de mon ame regrettant Monseigneur que je n'ay le moyen de randre service au Roy et a Vostre Grandeur Monseigneur en l'assemblée des Estais de noslre province assignez a Nantes... etc.
(Dans la suite de la lettre, l'évêque se plaint qu'on l'ait privé du rang qu'il doit tenir aux Etats de Bretagne).
A Rennes le /.V* jour de Van 1628.
49. — Lettre de cachet du roy Louis XIIL en date du 4 février 1G27. à Dom d'Arbouze, abbé de Cluny, pour l'engager à faire nommer M. le cardinal de Richelieu pour son coadjuteur. (Arch. Nat., S 1445).
50. — Lettre de cachet du mesme prince de la mesme date aux religieux, prieur et couvent de L'imiy pour le mesme sujet. (Arch. Xat., S 1445).
51. — Lettre de cachet du mesme prince, en date du 24 mars 1627, aux religieux, prieur et couvent de Cluny, où il leur témoigne son mécontentement de leur delay à nommer M. le cardinal de Richelieu pour coadjuteur, et que vacance arrivant de l'abbaye, il y nommera luy mesme un abbé. (Arch. Nat., S 1445).
51bis — Postulation du cardinal de Richelieu pour coadjuteur de l'abbé de Cluny. (Bibl. de l'Institut. Coll. Godefroy, t. 13, fol 123-124).
L'an 1627, le samedi 17 avril, à 9 h. du matin, furent présents dans la salle du chapitre de Cluny :
Révérendissime Père Dom Jacques de Veyni d'Arbouse, abhé général et administrateur perpétuel de l'abbaye et de tout l'Ordre de Cluny, Dom Jean Sesse, docteur en théologie, grand-prieur de l'abbaye et de tout l'Ordre de Cluny, et vicaire général né, et les R. R. P. P. Guy de Volquin, bachelier in decreîis, prieur claustral, Barthélémy Fayet, docteur en théologie, premier compagnon d'ordre et archidiacre, Jacques Naudin, troisième compagnon d'ordre et chantre, Pierre Lucas, bachelier in decretis, quatrième com-
APPENDICK
pagnon d'ordre, maître des novices, Joseph de la Salle, sacristain, Claude de Faulquier Vitrey, souschambrier, Aimé Dormy, licencié in decrelis, doyen, Jean Richard, docteur en théologie, Jean Morlet, docteur en théologie, Claude (laloche, docteur in decrelis, Jean de Malain, docteur in decretiss, Jean Blondeau, infirmier, Claude Caneau, maître des enfants, Jean Perier, hôtelier, Claude Bridet, cellerier, Claude Pin, licencié in decrelis, maître des grammairiens, Nicolas Treille, jjitancier, Joachim Jaccotin, Laurent de Chastenay, Guillaume Nolli, Jacques de Cluny, Nicolas Taillandier, Gilbert de Massene, Guillaume Vieillard, compagnon du maître des novices, André Bataille, Robert Caume, Michel de Changy Cury, Gabriel Feriz, gardien des enfants, Pierre Chane, Pierre Dessertaux, Philibert de Tholougeon, Antoine Voyre, Nicolas de Morelle, Etienne de la Roue, Jean Deschamps, Claude de Rimon, François Bisson, Jean Guérin, Claude Thenene, Claude Vieillard, et autres officiers, religieux prêtres, profès et novices, avec les six enfants, assemblés capitulairement au son de la cloche.
L'abbé exposa les efforts qu'il avait déployés pour restaurer et maintenir tout ce qui touchait aux règles et instituts de l'Ordre. Néanmoins, à cause du tumulte des guerres, qui désolent surtout les régions où se trouvent les plus importants et les plus fructueux bénéfices, on ne peut toucher aucun revenu ; de plus, à cause de son âge avancé et de sa santé débile, le soin des affaires spirituelles et temporelles de l'Ordre devient un fardeau trop lourd pour ses épaules. Il lui devient nécessaire d'appeler à son secours des puissances plus éminentes, et de consulter ses religieux sur les maux présents. Il demande à tout le convent qu'on lui donne un coadjuteur qui soit appuyé par l'autorité du Saint-Siège et celle du roi très chrétien et des princes. Aucun n'est plus convenable et plus utile que le cardinal de Richelieu qui, par sa puissance, sera capable de rendre à l'Ordre sa première splendeur pour la plus grande gloire de Dieu.
La proposition fut longtemps agitée et discutée dans le chapitre, tout le convent y adhéra, et postula Richelieu pour coadjuteur. « Religiosi supradicti nominaverunt, evocaverunt et cooptavertint, nominant, evocant et cooptant in coadjutorem perpetuum et successorem suae Cluniacensis abbatiae totiusque ordinis administratorem dictum dominuni Ulustrissimum Armanduni Joannem cardinalem de Richelieu cujus fama est nnilta commendatione digna, eo quod ingenti animo, auctoritate, pietate, candore, morum probitate, benignitate et doctrina non mediocri, multos suae aetatis et professionis viros eosque gravissimos facillime anîecellet. »
Cette postulation est faite sous le bon plaisir du pape, la charge pastorale, juridiction et libre et absolue administration étant réservée à D. d'Arbouze durant sa vie. Les religieux s'engagent à aider
Richelieu à se faire reconnaître comme coadjuteur, tant à la Cour de Rome qu'ailleurs. Tous ont signé.
Etienne Bridet, secrétaire.
et scellé du sceau du conucnt. .
52.-- Traite fait entre Doni d'Arbouze, abbé de Cluny, et M. le cardinal de Piichelieu, par lequel le premier promet passer procuration en cour de Rome pour faire nommer le second son coadjuteur de l'abbaye de Cluny, a\ec trois mil livres de pension sur ladite abbaye, à la charge d'entretenir les baux quand il sera abbé et de payer douze mil lixres au sieur Scarron qui les a preste audit Dom iJ'Arbou/.e. ( Arch. Nal.. S 1445).
53. - Autre accord dans lequel est spécifié que sera réservé pour M. le cardinal de Richelieu une pension de pareille valeur que l'abbaye de Manglieu, de laquelle ledit cardinal fera pourvoir un des neveux dudit sieur Abbé. (Arch. \at., S 1445).
54. - Ratification le 2() may du susdit concordat par M. le cardinal de Richelieu, avec procuration pour en demander l'homologation. (Arch. Nat., S 1445).
55. — Ordonnance de Dom d'Arbouze, du 15 may 1627, pour l'exécution du règlement de 1621, et consentement que les Pères qui ont embrassé la réforme se choisissent des supérieurs. (Arch. Nnt.. LL 1334. fol. 27).
56. — Grand vicariat donné par Dom d'Arbouze à Dom Arnoul Des monceaux, en date du 15 juin 1627. (Arch. \at., LL 1334. fol. 29. Parchemin).
57. — Rulle du pape Urbain YIII pour la coadjutorerie de labbaye de Cluny en faveur de M'" le Cardinal de Richelieu en datte du mois d'octobre 1627. (Arch. Nat., S 1445).
58» — Ordonnance de dom d'Arbouze, abbé de Cluny, du 4 9^^^ 1627, pour l'exécution du règlement de 1621, fait par le Cardinal de Guise son prédécesseur, où est ordonné que, n'ayant pu ob-
lenir des Pères de la Congrégation de Sl-Maur pour établir l'observance dans Ciuny, seront pris d'autres réformés pour diriger ceux qui voudront embrasser le règlement, dont l'un sera supérieur de la communauté régulière, que toutes les prébendes qui viendront à vacquer appartiendront aux réformés, que ne sera admis qu'aucuns religieux qui sont actuellement dans laditte abbaye puissent être contraints d'embrasser laditte réforme. (Arch. Nal., LL 133i. fol. 30 et Bibl. Nat., Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. 169^°).
59. — Délibération du conseil de la voutte de Cluny, du 6 9^'^'^ 1Ù21, portant consentement de k communauté de Cluny à l'exécution du règlement de 1621, laditte délibération signifiée le 8 dudit mois au s"" grand prieur, lequel déclara qu'il n'est pas encore paisible possesseur dudit grand prieuré, à cause de l'appel comme d'abus. Arch. \at.. LL 1334, fol. 32).
60. — Lettre de M. Duval, docteur de Sorbonne, du 20 9^^^ 1627, au sujet de la réforme de Cluny. (Arch. Nat., S 1445). Autre lettre du 9 novembre 1628. félicitant un religieux du bon commencement de la réforme (Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. 214^°).
61* - - Extrait des délibérations de l'assemblée des senieurs de la voutte, en datte du 27 novembre 1627, où après la proposition faite par dom d'Arbouze que les cloitres, dortoirs et lieux réguliers fussent abandonnés aux frères qui voudroient vivre dans la réforme suivant le règlement de 1621 par les autres religieux, afin que lesdits réformés fissent l'office divin à part dans la chapelle de l'infirmerie, lesdits religieux représentent les inconvénients de faire ledit office di\in à part et estiment qu'il convient mieux de le faire en commun. (Arch. Nat., S 1445).
62. — Ordonnance de dom d'Arbouze du 2 x'^^e 1627. pour l'exécution du règlement de 1621. signé dudit abbé et publié en chapitre le 3 dudit mois, portante entre autres choses que les lieux réguliers seront abandonnés aux frères observateurs de la réforme portée audit règlement. (Arch. Nat., LL 1334, fol. 34).
Cardinal de Richelieu. a?
In nomine Domini. Amen.
Sur ce que Nous uvons représenté depuis deux mois en ça à nos bien ainez Conlreres, Senieuis et Religieux de nôtre Abbaye de Cluni. qu'il étoit expédient pour plusieurs raisons qui regardent ravancenient de la gloire de Dieu et l'assurance de nôtre salut, d'exécuter et mettre en pratique l'exécution et le Règlement que Nous avons obtenu dès l'année 1621, étant encore en la charge de Grand-Prieur, sous Tauthorité de Monsieur le Cardinal de Guise, confirmé et authorisé par les Patentes du Pioy, et par son Conmiandement, enregistré par Arrest en la Cour de Parlement de Paris; après que par plusieurs Actes, nosdits Religieux Nous ont requis et demandé l'Execution dudit Règlement, et y ont prèle leur exprès Consentement, connue il appert par lesdits Actes par eux signez, ne l'avant toutefois pu ni dû faire qu'après que mondit Seigneur le Cardinal de la Rochefoucault Nous a écrit, qu'il se départoit du dessein qu'il avoit eu dans la Commission qu'il avoit obtenue de Rome pour l'effet de la Reforme des Ordres qui avoienl leurs Chefs en France, estimant que le dessein de mondit Seigneur le Cardinal de la Rochefoucault cessant, il falloit recourir à faire exécuter celui du Règlement de ladite année 1621, sans demeurer toujours dans le discours dune Reformation, sans commencer à exécuter et mettre en œuvre un si glorieux et nécessaire dessein, vu la décadence et presque l'anéantissement de la Régularité dans tout l'Ordre ; vu les Conclusions du Procureur General de l'Ordre, qui furent apposées à une Requête, laquelle pour cet effet Nous fut représentée par nosdits Religieux dès l'année 1624, Nous étant pour lors en nôtre Doyenné de Paray, après même que dès le 30 octobre dernier. Nous étant assemblez chez le Père Prieur Claustral à cause de sa maladie ; vu aussi l'Acte du 8 novembre dernier, fait en la Chapelle de Rourbon, et signé par eux. U a été résolu par lesdits Pères, Senieurs et Religieux de nôtre dite Abbaye, que l'on commenceroit au plutôt, et nommément devant la tenue de nôtre grand Chapitre gênerai, ladite Observance ; et que en l'Acte qui sur cette resolution fut expédié, non plus qu'en aucun des Actes precedens, il n'aye esté fait aucune reserve, modification, ni interprétation dudit Règlement, vu même que les Lettres Patentes du Roy, et le texte dudit Arrest, portent exprès
sèment que ledit llet^dcuicnl sera exécuté selon sa lornie et tf-neur, après que pour ladite exécution, ayant longlemps attendu que les Révérends Pères de Saint-Maur, lesquels Nous y aurions invitez et appeliez, Nous y vinssent aider, ce qu'ils nous ont refusé ; et qu'à leur refus avons appelle céans les mêmes Révérends Pères, qui ont établi au Couvent de la Charité de nôtre dit Ordre, l'observance dudit Keglemenl : Nous avons déclaré à tous nosdits Religieux, Umt aux Senieurs, Officiers, que Cloîtriers ; que pressez tant par roblii^-alioii (\\\o nous avons de nôtre devoir, que par les Semonces et Déclarations qu'ils nous avoient faites par plusieurs fois, contenues dans plusieurs Actes signe/, de leurs mains, Nous étions en volonté de proposer l'Ordonnance dudit Règlement, et la mettre en exécution selon sa forme et teneur ; sur quoi lesdits Pères Senieurs. Officiers et Cloîtriers, Nous ayant donné quelques 7\rticles et Remontrances, touchant les défauts qu'ils avoient à alléguer en l'exécution dudit Règlement, et Nous ayant supplié y avoir égard, et Nous priant les communiquer à ceux qui vouloient observer ledit Règlement, Nous l'avons tres-volonfiers fait et retiré leurs Réponses, lesquelles ayant fait voir dans l'Assemblée que nous fîmes hier de tous lesdits Pères Senieurs, Officiers et Cloîtriers de nôtre dite Abbaye, qui sont trouvez presens en icelle, voyant qu'ils ne pouvoient demeurei- d'accord, et que l'on ne tendoit qu'à prolonger et différer l'exécution dudit Règlement ; \ous Frère Jacques de Veny Darbouze, humble Abbé, Chef et General Administrateur de tout TOrdre et Abbaye de Cluni, ayant vu et bien considéré tout ce qui Nous a esté représenté par écrit, tant de la part des Révérends Pères Senieurs, Officiers et Religieux Cloîtriers, d'une part, que les Réponses de ceux qui se veulent soumettre à l'Observ^ance dudit Règlement, d'autre part; Considéré la teneur dudit Règlement, que les Lettres Patentes de Sa Majesté, et l'Arrest de la Cour, portant que le tout sera enregistré pour être exécuté selon sa forme et teneur, attendu même que lesdits Religieux qui se vouloient ranger audit Règlement dans leurs Réponses, s'accordent quasi partout pour lever toutes les incommoditez que lesdits Pères Senieurs. Officiers et Religieux allèguent; Nous ordonnons que ledit Règlement de l'an 1621 sera exécuté el observé par ceux qui s'y voudront ranger, pour l'observer de point en point selon sa teneur.
'i20 HlCllELliiU ET LA RÉFORME MONASTIQUE
en conséquence de quoy tous les lieux réguliers demeureront ausdils Observateurs dudit Ueglement, dans l'enclos desquels la Clôture sera mise et bien gardée, accordant toutefois les modilications que lesdits Observateurs dudit Ueglement ont accordées par leur Réponse pour les Processions et autres Cérémonies, que l'on ne veut aucunement altérer ni supprimer ; le tout par provision et jusques à l'Assemblée de nôtre grand Chapitre gênerai, qui se tiendra le 14 May prochain, il soit autrement résolu, défendant tres-expressément à tous les Pères Senieurs, Officiers et Cloîtriers de nôtre dite Abbaye, de troubler en sorte quelconque lesdits Obser\ateurs, ains d'obéir par provision audit Règlement, Lettres Patentes du Roy, Arrest de ladite Cour, et à nôtre présente Ordonnance.
Fait et donné en nôtre Hôtel Abbatial de Cluni le 2* jour de Décembre 1627. Ainsi signé, F. JACQUES, Abbé de Cluni ; Et plus bas, Par Commandement et Ordonnance de mondit Seigneur le Reverendissime Abbé et General Administrateur susdit, D. Vieillard, Secrétaire ;
Et plus bas. Prononcé par Nous susdit Abbé, en plein Chapitre, en présence de tous nosdits Religieux assistans audit Chapitre, afin qu'ils n'en puissent prétendre cause d'ignorance, et pour procéder au commencement de l'Etablissement dudit Règlement, par provision, et attendant ce qui en sera déterminé au prochain Chapitre gênerai, après avoir offert Copie de nôtre présente Ordonnance. Fait audit Chapitre le Vendredi 3* jour de Décembre 1627. Ainsi signé, F. JACQUES, Abbé de Cluni; Et plus bas. Par Ordonnance de mondit Seigneur Reverendissime Abbé susdit, D. Vieillard, Secrétaire.
Délivré la présente Copie extraite de l'Original, à Dom Bridet., Secrétaire desdits Révérends Pères Senieurs et Religieux de cette Abbaye de Cluni, pour et au nom de tous lesdits Religieux ; Par moy Secrétaire en cette part de mondit Seigneur le Reverendissime Abbé, et par son Ordonnance, le 4^ jour de Décembre 1627. Signé, Vieillard. Par copie, De Deserets, Secrétaire de la Voulte.
62t>is. — Mémoires pour présenter au Conseil sur le faict de l'observance régulière nouvellement establye en l'abbaye de Cluny par ordonnance de Monseigneur le Reverendissime Abbé de pre-
sent par luy prononcée capitulairemenl le \endrecly troisième jour du présent nioys de décembre mil six cents vingt sept par MM. les officiers, pères seigneurs de la Voulte. et religieux de ladite abbaye. (Bibl. Nat., Coll. de Bourgogne, t. 87. fol. 159).
63. — Resolution des Pères Senicurs de la Voûte, du 10 décembre ItôT, dans une assemblée tenue chez le prieur ckustral, par lequel est conclu que remontrance seroit faite à l'abbé de ne point les exclure des cloistres, de ne point diviser l'office, ni le bréviaire eslre changé, sinon qu'ils protestent d'appeller comme d'abus contre l'introduction nouvelle faite dans l'abbaye. (Arch. i\at., S 14i5).
64. — Acte de la Voûte du 15 décembre 1627, que sera fait remontrance à l'abbé de Cluny que rien ne soit changé dans le bréviaire et qu'il ne fasse pas sortir des religieux de l'abbaye de Cluny pour aller demeurer dans d'autres maisons, sans le consentement des pères de la \oùte. (Bibl. Nat., Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. 110).
Le mardi 15' décembre 1627, sera faite Assemblée générale de tous les Religieux chez Monsieur le Révérend Prieur Claustral, à cause de son infirmité, pour faire lecture des Consultations de Mâcon, attendu que l'affaire touche tous, et à issue de Tierce : laquelle Assemblée ne s'est pu faire à cause du grand Service. Signé, Dom G. Vollcquin, Prieur Claustral ; Dom Naudin, Chantre ; Dom Faulquier Vitré ; Dom Aimé Dormy, Doyen : Dom Biset, Trésorier; Treille, Refecturier ; Ferrier, Ilofellier; Nosy ; Bataille. Par Ordonnance desdits Sieurs, Bridet, Secrétaire.
Ledit jour 15^ décembre, en l'Assemblée tenue chez M' le Prieur Claustral, suivant l'Ordonnance ci-dessus, lecture a esté faite des Consultations faites à Màcon par les Révérends Pères Capucins et Minimes, et M"" Ladvocat des Bois, Conseil de l'Abbaye, et sera l'Avis du Conseil des 13 et 14 de ce mois exécuté selon sa forme et teneur, et pour ce est ordonné que Monseigneur le Reverendissime sera supplié par Monsieur le Révérend Prieur Claustral, au nom et en présence de tous les Religieux soussignez ; et conformément ausdites Consultations, laisser l'accès libre aux an-
ciens Religieux des Cloîtres cl Dortoirs ; qu'il commande lant ausdits anciens que ceux qui prétendent observer la Règle, de faire leur devoir, à se trouver aux heures du Service di\in, conjointement en TEglise et Grand Chœur d'icelle. sans diviser ni changer l'Office divin, ni le Bréviaire, comme ils ont fait : Oui dit que ce n'est point en intention d'empêcher la Reforme, au pied des anciens Statuts de l'Ordre, en y faisant procéder par personnes capables et consommées en l'exercice de pieté de saint Benoît, comme ils ont consenti, et que le tout soit réglé par le prochain Chapitre gênerai, et où il n'y voudroit entendre, protester d'appeller comme d'abus suivant ledit Conseil, et de se pourvoir comme de raison contre l'introduction nouvelle faite en ladite Abbaye. Et de plus, a esté résolu qu'au cas que ledit Seigneur Abbé voulût envoyer quelques Religieux en d'autre Maison hors de ladite Abbaye, sans le conseil des Pères Senieurs, ou sans avoir malversé, suivant les Statuts et Bulles d'icelle Abbaye, que lesdits Pères Senieurs et Convent, aux dépens de la Bourse commune, le maintiendront en la Maison dudit Cluni : à la charge que tous lesdits Religieux feront leur devoir tant au Service divin qu'en leurs mo'urs, ou bien que volontairement lesdits Religieux \oulussent aller on une autre Maison, et en requissent mondit Seigneur, et encore sera supplié mondit Seigneur de donner Prébende à tous les Religieux étans à présent en ladite Abbaye qui n'en ont point, et où il ne le feroit pas, qu'il ne trouve mauvais que l'on se pourvoie pour leur faire administrer, attendu qu'ils sont vêtus en ladite Abbaye mêmement les Convents. Ainsi signé, D. G. de Vollequin, Prieur Claustral, Xaudin Chantre, D. Faulquier, Aimé Dormy Doyen. D. .J. Richard, D. L. Morlet, D. Galoche Docteur en Droit Canon. D. Bizet Trésorier, D. C. Caneau Maître des six Enfans. D. Ferrier Hôtellier, D. Treille, de Lorme ancien Religieux. D. V. Bisson Pitancier, D. Marcheseul, D. Jarrotin Destenay. D. Cherchere, D. Bataille Député à la Voulte pour les Cloîtriers, D. Gelasse, D. Micot, D, Taillandier, D. Camus de Changy Barat. D. Camuset, Desserteaux, D. de Thoulonion. D. L. Caneau. Par ordonnance desdits Sieurs, Bridet.