MONSIEXJR LE MARQUIS DE COEUVRES
Les Religieux Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur qui sont dans mon Royaume m'ont fait entendre que sur la requête qu'ils ont présentée au défunct Pape pour l'établissement de leur Congrégation, et sur les lettres que j'en écrivis en leur faveur. Sa Sainteté leur accorda leur demande et commanda qu'on leur en délivrât l'expédition nécessaire ; mais que les frais de cette expédition faite par Bulles pourroient monter à de grosses sommes qu'il leur est impossible de payer, parce que leur Congrégation n'est encore composée que de sept maisons, la plus part de ces maisons étant entièrement ruinées, et oij ils vivent dans une grande pauvreté chargés de grosses pensions envers les anciens rel^ et de grandes
réparations ; de sorte que le peu de revenu qui leur reste est à peine sufiisant pour payer les pensions et les autres dépenses, et leur vie est assignée sur une très penil)le épargne et sur les bienfaits des personnes de piélé. C'est pour cela qu'il leur est impossible de subvenir à la dépense, s'il est nécessaire pour retirer ladite expédition quelle soit passée en forme de Bulle. Ils désireroient pour ce commencement qu'il plût à Sa Sainteté commander que cette affaire fût expédiée par Bref ; si ce n'est qu'elle les voulût gratifier de l'expédition desdites Bulles. J'aurai bien agréable que vous vous y employez et fassiez toutes les démarches que jugerez nécessaires en faveur de cette petite Congrégation laquelle s'étend si heureusement qu'il lui en faut faciliter les moyens. Je prie Dieu, M"" le Marquis de Cœuvres, qu'il vous ait en sa sainte garde. Ecrit à S' Germain en Laye le 12 mars 1621. Louis. Et plus bas : Buulart. )>
5. — Règlement du cardinal de Guise. (Arch. Nat., LL 1334, Bibl. Nat., Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. 87 et 213 et Bibl. de la chambre des députés, ms. 94, p. 219).
Louis, par la grâce de Dieu, Cardinal du saint Siège Apostolique, appelle vulgairement de Guise, par la même grâce Archevêque et Duc de Rheims, premier Pair de France, et Légat né du saint Siège Apostolique, Abbé, General et perpétuel Administrateur de l'Abbaye et Ordre de Cluni : A nos bien Amez Officiers et Religieux de ladite Abbaye de Cluni ; Salut. Comme nôtre principal désir soit de procurer par tous moyens l'avancement de la gloire de Dieu et le rétablissement de l'Ordre dans les Maisons Religieuses, et principalement en celles qui sont soumises à nôtre soin et direction ; Nous avons particulièrement jette les yeux sur l'Abbaye de Cluni, comme étant Chef d'Ordre, ayant sous soy plusieurs beaux Monastères ausquels Nous ne pouvons espérer de voir la Discipline Régulière remise en son ancienne vigueur, si ils ne sont premièrement incitez par l'exemple de nôtre dite Abbaye, qui est leur Chef. C'est pourquoi mus de ce saint zèle, et pour travailler avec effet. Nous avons fait choix de nôtre Grand-Prieur en nôtre dite Abbaye et Ordre de Cluni, la vertu et pieté duquel est assez reconnue, et luy avons fait Commandement d'en prendre avis de Personnages de grande Doctrine et éminens en la pratique de l'Observance Régulière, lesquels à cette fin Nous luy avons nommez, et après avoir vu l'Avis qui Nous a esté représenté par nôtredit Grand-Prieur, signé d'eux. Nous l'avons trouvé conforme à notre intention, et avons estimé plus facile de parvenir à la Reformation de nôtredite .\bbaye par la douceur de l'exemple que par la rigueur de la contrainte : C'est pourquoi Nous avons permis et permettons à nôtre-
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dit Graiid-Pricur, et à ceux île nôlredite Abbaye et. Ordre de Cluni, qui voudront se joindre à luy, de vivre en nôtredite Abbaye de Cluni, en I'Ol)servance étroite el ponctuelle de la règle de saint Benoist, et anciens statuts de l'Ordre : Voulons et entendons que les Novices, et six Enfans de nôtredite Abbaye de Cluni qui ont Prébende, soient et demeurent sous la Conduite et Direction de nôtredit Grand-Prieur et de ceux qui se joindront à luy, pour être conduits et gouvernez par des Pères Reformez de l'Ordre de Saint Bentu't, sans néanmoins que nos autres Religieux de nôtredite Abbaye de Cluni, tant Officiers que Cloîtriers, puissent être contraints ou forcez de se ranger à ladite Observance ponctuelle de ladite Règle et Statuts de Cluni : Voulons et Nous plaît, que nôtredit Grand-Prieur élise et choisisse tels lieux qu'il avisera mieux à propos en nôtredite Abbaye, pour faire vivre en la susdite Forme ceux qui se seront rangez avec luy, et qu'ils ayent et reçoivent à part pour leur Communauté tout ce qui sera dû, tant à nôtredit Grand-Prieur qu'aux autres qui se seront joints à luy, soit de la part de nôtre Fermier, soit de la part du Couvent, et leur part de bois destinée aux Cuisines et aux Chaufoirs, pour être le tout employé à la nourriture, entretien d'habits, secours de maladies et autres nécessitez desdits Grand-Prieur et autres qui se seront joints à luy. Ordonnons que nul de nosdits Officiers et Supérieurs n'aura Jurisdiction sur lesdits Religieux qui se seront rangez à ladite Observance, que nôtredit Grand-Prieur et ceux qui y seront constituez par l'avis et conseil des autres de ladite Observance, demeurant néanmoins les autres qui ne se rangeront point à nôtredit Grand- Prieur, sous la Jurisdiction ordinaire d'iceluy Grand-Prieur et autres Supérieurs de nôtredite Abbaye, sans toutefois qu'ils puissent être contraints d'embrasser ladite Reforme, et afin qu'à présent ni à l'avenir ceux de ladite Reforme ne nous puissent rien demander que ce qui est porté par le dernier Etat de nôtredite Abbaye de Cluni, nôtredit Grand-Prieur a accordé l'union de son revenu à ladite Communauté en faveur de ladite Reforme, et non autrement, sans qu'il prétende avoir le maniement d'icelui revenu, ains ceux qui seront à ce faire députez et obligez à en rendre compte audit Grand-Prieur et autres Députez de ladite Communauté : laquelle Union consentie par nôtredit Grand-Prieur, Nous agréons et authorisons, voulons avoir lieu tant pour luy que pour ses Successeurs en ladite Charge, et où quelques-uns de nosdits Officiers et Religieux de nôtredite Abbaye de Cluni voudroient se joindre à nôtredit Grand-Prieur pour embrasser l'Observance de ladite Règle, ils y seront charitablement et fraternellement reçus, à condition néanmoins pour nosdits Officiers, d'unir à ladite Communauté tout ce qui sera du Revenu de leur Office, tout de même que nôtredit Grand-Prieur l'a fait au profit de ladite Reforme, et non autrement,
et pour autant que par la Voulle et Conseil de nôtredite Abbaye de Cluni, les affaires et Revenus du ConvenI sont traitez et ménagez. Nous ordonnons que ladite Voulte et Conseil de nôlredite Abbaye se tiendra et continuera à la manière accoutumée, et que nôtredit Grand-Prieur y assistera et présidera avec les autres qui ont accoutumé d'y assister, afin que toutes les affaires se passent par la connoissance et participation des uns et des autres, et pour éviter la confusion ({ui pourroit arriver en ladite Célébration du Service Divin, et attendu qu'il y a plusieurs Eglises, Voulons qu'il soit fait et célébré à part, si tant est qu'ils ne puissent s'accommoder unanimement ensemble, à quoy Nous les exhortons autant qu'il nous est possible : Voulons et enjoignons à nôtredit Grand-Prieur de Cluni, de ne recevoir d'orénavant aucun Profez en nôtredite Abbaye de Cluni, que ceux qui voudront vivre conformément à ladite Observance, et de ne vêtir et recevoir d'orénavant aucun Novice en nôtredite Abbaye, que ceux que ladite Communauté reconnoîtra aptes et capables pour être reçus ; N'entendons qu'autres que nôtredit Grand-Prieur, ou ceux qui par ledit Grand-Prieur seront députez, puissent d'orénavant vêtir et recevoir à Profession les Novices de nôtredite Abbaye ; défendant très-expressément, et sur peine de désobéissance, à nosdits Officiers et Pieligieux de ladite Abbaye de Cluni, d'empêcher, troubler ou molester en sorte quelconque nôtredit Grand-Prieur, et autres qui se seront joints à luy pour ce que dessus, ains de vivre en charité avec eux, agréant et consentant que nôtredit Grand-Prieur, et ceux qui se joindront à luy, puissent faire homologuer les Présentes par tout oii ils seront conseillez de ce faire ; afin que nôtre présente Ordonnance sorte son plein et entier effet. En témoin de quoy. Nous avons signé ces Présentes de nôtre main, fait contresigner par l'un de nos Secrétaires ordinaires, et y mettre et apposer le Scel de nos Armes.
Donné à Parthenay en Poitou le 19^ jour de May l'an 1621.
Signé, Louis Cardinal de Guise ; Et au dos, Par Monseigneur l'Illustrissime et Reverendissime Cardinal de Guise, Archevêque et Duc de Rheims, premier Pair de France, Abbé et General Administrateur de l'Abbaye et de tout l'Ordre de Cluni susdit.
Signé, Mython, avec paraphe.
6. — Plainte à notre Saint Père le Pape et au Roy, par Dom Girard, procureur général, et par les religieux de l'abbaye de Cluny de l'empêchement apporté contre les saints décrets et les privilèges de ladite abbaye à l'élection d'un nouvel abbé régulier après la mort du cardinal Louis de Lorraine. 15 juillet 162L Imprimé. (Arch. Nat., S 1445).
7. — Procès-verbal d'élection faite i»ar voix du Saint-Esprit, le 28 août 1621, de Dom Jacques \"eny d'Arbouse, grand prieur de C'iuiiy, pour abbé, et attendu le grand âge dudit abbé élu, est par le même acte fait postulation du prince Henry de Lor- Riine, abbé de Fescamp, pour coadjuteui- de ladite abbaye de Cluny. (Bibl. .\at., nis. fr. 15518. fol. 244-246).
Il est fait mention dans lacté delection de fr. Guy de Vollequin, prieur claustral, fr. Joseph de la Sale, sacristain, fr. Claude de F'aulquier Vilrey, sous-camérier, fr. Jean de Brou, archidiacre et deuxième compagnon d'ordre, fr. Jacques Nodin, chantre et troisième compagnon d'ordre, fr. Philibert Genoud, réfectorier et quatrième compagnon d'ordre, fr. Aimé Dormy, doyen, fr. Jean Blondeau, infirmier, fr. Pierre Lucas, maître des novices, fr. Benoît Février, trésorier, fr. Claude Bridet, cellérier, fr. Antoine Bys, aumônier, fr. Nicolas Treille, pitancier.
8. — Lettre du roi afin d'obtenir le gratis des bulles de l'abbé élu de Cluny, Dom Jacques de \'ayni dit d'Arbouze, ou du moins d'obtenir f|u'il paie le moins possible, car il ne pourrait acquitter le droit d'annates de 8.000 ducats, vu la diminution considérable des revenus de l'abbaye. (Bibl. Nat., nis. fr. 15518, fol. 242).
9. — Lettre de M. le cardinal de Richelieu à Dom d'Arbouze, abbé de Cluny, pour l'exécution du règlement fait en 1621 pour la réforme de Cluny. (Arch. Xat., S 1445).
10. — Bulle du pape Grégoire XV de l'an 1622 pour la confirmation de l'élection de Dom d'Arbouze pour abbé de Cluny, dans laquelle est spécifiée une pension de mil écus d'or sur ladite abbaye au profit d'Estienne Gatinet. (Arch. .\at., LL 1334).
11. — Commission du roi Louis XIII. en date du 18 mars 1622, au sieur Scarron avocat, portant que l'élection a été faite de Dom d'Arbouze pour abbé de Cluny. avec ordre de lui faire conserver les droits de son abbaye. (Arch. \at., S 1445).
12. — Acte capitulaire de la communauté de Cluny, par lequel est arrêté (jue le procureur général de l'Ordre sera mandé pour
procéder ensemble aux règlements nécessaires pour la réformation, en date du 12 mai 1622. (Arch. Nat., Ll. 1334, fol. 8).
13. — Acte capitulairc de la communauté de Cluny du 24 mai 1G22 portant consentement ù la réformation. (Arch. Nat., LL 1334, fol. 8).
14. — Serment et bénédiction de Dom d'Arbouze. abbé de Cluny, pur M. Berthelot, évèque de Damas, le 4 avril 1628. (Arch. Nat., S 1445).
15. — Déclaration de la communauté de Cluny du 13 février 1623, qu'elle est prête à souffrir l'introduction des religieux de la congrégation de Saint-Maur dans ladite abbaye pour y mettre la réformation. (Arch. Nat., LL 1334, fol. 11).
16. — Procuration donnée par la communauté de Cluny le 3 avril 1623 à Dom Pierre Lucas et Dom Bridet pour se transporter à Paris et y déclarer en leurs noms qu'ils sont prêts de recevoir la réformation suivant le bref du cardinal de la Rochefoucauld pour l'établir dans l'Ordre de Saint-Benoît, (Arch. Nat., LL 1334, fol. 18. L'original est à la Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 108, 6 pages sur parchemin).
17. — • Bref de Nostre Sainct Père le Pape Grégoire XV à Monseigneur le cardinal de la Rochefoucauld, pour la visite et reformation des monastères de religieux des Ordres de S. Augustin, S. Benoist, Clugny et Cisteaux. A Paris, François Julliot, 1622, 8 p. in-8°. (Dom Genaise, Histoire de la rélorme de Cîteaux, p. 97-99, en donne la traduction française. Le texte latin se trouve dans le Gallia Chrisiiana, t. VIL Instrumenta, col. 168- 169, à la Bibl. Nat., Ld^s 3*, aux Archives des Aff. Etr., Rome 27, fol. 177, et à la Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 2).
18. — Lettres patentes du Roy pour l'exécution du Bref cy dessus. (Bibl. Nat.. Ld'3 3* et Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 6).
LouYS par la i^racc de Dieu Uoy de France et de Navarre, a tous ceux qui ces présentes lettres \erroiil, salut. Le désir que nous avons de \oir la Dixine Majesté scr\ie et honorée en celtuy iiostre llo}auine, pays et terres de noslre obeyssance, avec la dig-nité, révérence et dévotion qu'il appartient, faict que nous fa\orisons autant que nous pouvons la relormation de l'Eglise en toutes ses parties. Et d'autant que la splendeur des Ordres religieux a esté autresfois si grande, et que la mémoire de l'ancienne pieté d'iceux est si vénérable dans les vestiges qui en restent, i\ous avons principalement désiré d'y procurer la reformation et restablissement de leur première discipline : mesmes après avoir veu cette mesme refonnation establie dans tous les Ordres des Mendians, par le moyen de lac|uelle nous espérons que ce qui en reste sera dans peu de temps induit par leurs bons exemples à embrasser le mesme genre de vie : A quoy nous sommes d'autant plus incitez qu'en tous lesdits Ordres anciens il y a plusieurs Congrégations, Maisons et familles qui se sont desia rangées à la première obseruance de leurs Règles. C'est pourquoy et afin que ce qui reste se puisse plus heureusement acheminer, Nous auons par plusieurs despesches faict instance enuers feu de saincte et heureuse mémoire le Pape Paul V, et depuis son decez enuers nostre sainct Père à présent séant, à ce qu'il leur pleust pouruoir d'vn remède conuenable, et commettre quelques personnages d'authorité, dignité et vertu proportionnée à vn œuure de si grande importance, par le moyen desquels ladite reformation peust estre auancee par vne voye vniforme, et que les différents qui s'y présentent estans renuoyez deuant mesmes personnes, ceux qui poursuiuent vn si grand bien n'en soient empeschez par le diuertissement en plusieurs Sièges et Tribunaux, et soient expédiez auec plus de promptitude et sans frais : Ce qui faict que les bons desseins succèdent plus facilement, et les personnes addonnees à la pieté et qui en procurent l'auancement ne sont exposées aux difficultez, longueurs et despences des procédures, qui bien souuent à nostre grand regret retardent ou empeschent entièrement l'effect des plus saintes intentions. Sur quoy nostredit sainct Père a>anf égard à la supplication qui luy en a esté faicte de nostre part, nous a enuoyé ses Lettres en forme de Bref, données à Rome le huictiesme Auril mil six cens vingt-
APPENDICE 3Uy
deux, par lesquelles il a coinuiis et député pour le temps el espace de six ans, iiostre très-cher et bien-aimé Cousin le Cardinal de la Uochefoucault grand Aumosnier de France, auec faculté el aulliorité pleine, libre et absolue, pour appellant auec luy tels Prélats et Religieux des Ordres de sainct Benoisl, sainct Augustin, Cisteaux et Clugny en cettuy nostre Royaume qu'il iugera à propos, visiter et reformer par autliorité Apostolique tous et chacuns les Monastères, Maisons et lieux réguliers desdits Ordres, de quelque nom qails soient appeliez, mesmes de ceux qui sont exempts et mediatement ou immédiatement subiets au sainct Siège Apostolique, ensemble les Supérieurs el personnes d'iceux de quelque dignité, degré, ordre, et conditiim ([u'ils soient, tant en chef comme en meml)res, restituer et restablir la première règle desdits Ordres, punir et chastier les contrevenans el delmquans, mesmes exempts, et les réduire tous à une manière de vie deuë et honneste, et à un estai conforme aux saincts Canons el Conciles : voulant que ce qu'il aura ordonné pendant ledit temps sur la correction des mœurs soit observé. XonoJjstant l'appel qui ne pourra retarder ou em])esclier l'exécution, ny avoir autre effecl que de\olutif : ériger et instituer des Congrégations des Religieux desdits Ordres, et rédiger en Congrégation les Monastères d'iceux qui sont independans l'un de l'autre et sans chef, cl contraindre par peines el censures ecclésiastiques et autres remèdes convenables de faicl el de droicl tous ceux qui se trouveront desobeyssans et conlredisans à ce qu'il aura ordonne, comme il est plus au long porté par lesdites Lettres et Bref, dont copie coUationnée à son original est cy attachée sous le contreseel de nostre Chancellerie. A ces causes, après avoir faicl voir en nostre Conseil lesdites Lettres en forme de Bref, el qu'en icelles ne s'est trouAé aucune chose contraire ny dérogeant à nos droicts. Induits, Concessions et Concordats d'entre le sainct Siège Apostolique et celte Couronne, privilèges, franchises el libériez de l'Eglise Gallicane, de riad\is d'iceluy, et de nos grâce spéciale, pleine puissance et authorilé royale, par ces présentes signées de nostre main. Nous avons dicl el ordonné, disons el ordonnons, voulons et nous plaist, que lesdites Lettres et Bref ayent lieu et soient exécutées par noslredit Cousin en la forme el pour le temps portez par icelles de poinct en poinct selon leur forme et teneur :
400 liiciiLi-iDu l;t la niirouME monastique
el {|iie noslredit Cousin face et ordonne aux fins de ladite réformalion en toutes les Maisons desdits Ordres, appeliez avec luy ceux que bon luy semblera suivant lesdites Lettres, tout ce qu'il \ orra estre à faire par raison ; et que tout ce qui sera par luy slalué et ordonné pendant ledit temps soit exécuté nonobstant oppositions ou appellations ([uolconques, la cognoissance desquelles nous auons réservée à noslre personne, et icelle interdicte à toutes nos Cours de Parlements, Grand Conseil, et autres nos Juges et Officiers quelsconquos. Pour raison des(|uelles oi)p()silions ou appellations qui pourront interuenir, afin de subucnir aux parties de romedc prompt et facile pour nous remonstrer ce qu'elles verront ostro a faire, et leur estre faicl droict el justice ainsi qu'il appartiendra, à plain confians des sens, suffisance, probité, expérience et zèle à l'aduancement de l'bonneur de Dieu et de la Justice, de nostrc très-cher et bien-aimé Cousin le Cardinal de Retz, et de nos amez et féaux Conseillers en nostre Conseil d'Estat les Sieurs Hébert Archeuesque de Bourges, Myron Euesque d'Angers, et Sanguin Euesque de Senlis, les Sieurs de Chasteauneuf, loanin, Caumartin, de Roissi, de Marillac et Haligre, et de nos amez et féaux Conseillers et Alaistres des Requestes ordinaires de nostre Hostel les Sieurs de la Poterie et de Lezeau, i\ous les auons dés à présent connnis et députez, commettons et députons, et quatre d'entre eux en l'absence des autres, pour ouyr et régler les parties sur tous les différents desdites oppositions ou appellations qui pourront interuenir. et nous donner aduis de ce qu'ils verront en leurs consciences estre à faire sur icelles, sur lequel aduis sera par nous pourueu ainsi que de raison. Mandons à tous nos luges, Officiers et subiets de donner assistance et mainforte quand ils en seront requis pour l'exécution des règlements et ordonnances qui seront faictes par nostredit Cousin en procédant à ladite reformation, et à tous nos Huissiers et Sergens faire toutes significations et exploicts que besoin sera pour raison de ce. De ce faire nous auons à nostredit Cousin, et à tous nosdits luges et Officiers chacun endroit soy donné et donnons pouuoir, commission et mandement spécial, nonobstant et sans auoir égard à toutes lesdites appellations et oppositions, que ne voulons retarder ou.empescher ladite exécution. Car tel est nostre plaisir. En tesmoin de quoy nous auons
faict mettre nostie seel à ces présentes. Donné à Carcassonne le quinziesme iour do luillet l'an de grâce mil six cens vingl-deux : Et de nostre règne le treiziesme.
Signé LOVYS.
Et plus bas, Par le Roy,
Brvslart.
Et scellé du grand seau.
19. — Articles faicts par l'ordonnance de Monseigneur le Cardinal de la Rochet'ouoauld, grand aumosnier de France, pour le restablissement de l'observance régulière es monastères qui en ont besoin es Ordres de sainct Augustin, Sainct Benoist, Clugny et Cisteaux. Paris, François Julliot, 1623, in-8°. 12 p. (Bibl. \at., Ldi3 4 et Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. 76-77).
« Faict et arresté en nostre hostel abbatial de Sainte Geneviève au Mont de Paris, Tunziesme jour de mars mil six cens vingt-trois. Signé, François, cardinal de la Rochefoucauld, Frère Nicolas [Boucherat], Abbé de Cisteaux gênerai. Frère Denys [L'Argentier], abbé de Clervaux, Frère Octavio [Arnolfini], abbé de Chastillon, Frère Hierosme [Petit], abbé de l'Estoille, Frère Jean Picart, prieur de Cheminon, Frère Estienne [Maugier], abbé de la Charmoye, Frère Dargentier, Estienne Binet, Frère Georges Laugier, Frère Eustache de S. Paul, Frère Adam Ogier, Dom Colombin Régnier, Frère Pierre Guerin, Frère Robert Baudouin, prieur de sainct Vincent de Senlis de l'Ordre de S. Augustin, Frère Claude de l'Hostel, religieux de sainct Vincent de Senlis, Frère Charles Faure, sousprieur de sainct Vincent de Senlis, Frère Louys du Hamel, prieur claustral de l'abbaye de Saincte Geneviève du Mont à Paris Ordre de S. Augustin, Frère Jacques Guillemin, procureur de ladite abbaye. »
20. — Constitutions pour les Congrégations de Religieux qui seront establies en l'Ordre de Sainct Augustin. Paris, Fr. Julliot, 1623, 16 p. in-8°. (Bibl. Nat., Ld^s 6).
« Faict à Paris, en l'Hostel Abbatial de Saincte Geneuieue au Mont l'unziesme de Mars 1623. Signé, François cardinal de la Ro- CHEFOUCAULT, Frerc Louys du Hamel, prieur claustral de Saincte Geneuieue, Fr. Robert Baudouin, prieur de S. Vincent de Senlis, Fr. Charles Faure, sousprieur de S. Vincent de Senlis, Fr. Jacques
Cardinal de Richelieu. 26
Guilleniiii. procureur de l'abbaye de Saincle Geneuieue, Frère Claude de lOstel, religieux de S. Vincent de Senlis, Fr. Pierre Guerin, Minime, Frère Adam Ogier, humble Chartreux, Fr. Colombin Régnier, prieur des Bénédictins des Blancs-Manteaux, Estienne Binet de la Compagnie de Jésus, Fr. Georges Laugier de l'Ordre des Frères Prescheurs reformez, F'rere Eustache de S. Paul, visiteur des Fueillans. )>
Suit la liste des abbayes qui composeront la province de Paris, puis le texte de la commission donnée aux R.R. P.P. Robert Baudouin et Charles Faure pour la visite de ces abbayes, en date du 30 mars 1623, et enfin les délibérations sur le rapport des Commissaires députés pour la visite des monastères de l'Ordre de S. Augustin. Ces délibérations eurent lieu le 19 juillet 1623 entre le cardinal et les R.R. P.P. Jean Filleau, recteur du collège de Clermont, de la Compagnie de Jésus, Louis du Hamel, prieur claustral de Sainte-Geneviève du Mont à Paris, Etienne Binet, de la Compagnie de Jésus, de la maison professe de Saint-Louis, Pierre Ranquet, prieur du couvent réformé des Frères Prêcheurs au faubourg Saint- Honoré, Pierre Guérin, de l'Ordre de S. François de Paule, du couvent de la place Royale, Robert Baudouin, prieur de Saint-Vincent de Senlis, et Gérard Dezaleux, prieur de Saint-Faron lez Meaux, de la Congrégation de Saint-Maur.
21. -- A'rticles particuliers pour l'Ordre de Citeaus. Paris, Fr. Julliot, 1623. 12 p. in-8°. (Bibl. Nat., Ld^ 12).
Ces articles ont été rédigés, le 11 mars 1623, par le cardinal de la Rochefoucauld, assisté des R.R. P.P. Dom Nicolas Boucherai, abbé de Cîteaux et Chef de l'Ordre, Dom Charles Boucherat, abbé de Pontigny, Dom Denis Largentier, abbé de Clairvaux, Dom Octavio Arnolfini, abbé de Châtillon, Dom Pierre Tossin, abbé de la Colombe, Dom Jérôme Petit, abbé de l'Etoile, Dom Edme Tiraqueau, abbé de Pontiîroy, Dom Barthélémy Joly, abbé de la Charité, Dom Etienne Maugier, abbé de la Charmoye, Dom Jean Picart, prieur de Cheminon, Dom Largentier, coadjuteur de l'abbaye de Clairvaux, Adam Ogier, Eustache de S. Paul, Colombin Régnier, Etienne Binet, Georges Laugier et Pierre Guérin. On y dressa la liste des monastères dont sera composée la première congrégation en la filiation de Clairvaux. Puis vient le texte de la commission donnée à l'abbé de la Charmoye pour la visite des monastères, le 12 mars 1623. Pareille commission a été délivrée à l'abbé de Châtillon pour d'autres monastères.
22. — Articles particuliers pour l'Ordre de Cluny et la Congre-
galion de S. Maur. Paris, Fr. JuUiot, 1623, 9 p. in-8°. (Bibl. Nat., Ld'<^ T."), Bibliothèque de la Chambre des députés, ms. 95, p. 85, et Coll. de Bourgogne, t. 87, fol. m-ùd, 70 et 73, 72 et 86. La pièce portant les signatures autographes est à la Bibl. Sainte- Geneviève, ms. 32 iO, fol. 116. Une copie mise au net se trouve au fol. 118).
1° L'Ordre de Cluny, et la Congrégation de S. Maur seront mis en une mesme Congrégation sous leur règle de S. Benoist.
2° Les Statuts qui s'observent à présent en la Congrégation de S. Maur seront aussi gardez en l'Ordre de Cluny.
3° Les deux ensemble auront un Chef gênerai, lequel en cette ({ualité sera Abbé de Cluny.
4° Ledit General sera éleu indifféremment de l'Ordre, et de la Congrégation de S. Maur, par le Chapitre gênerai.
5° Le Chapitre gênerai sera composé des députés de tous deux en la forme qui s'observe en la Congrégation de S. Maur, et aucun n'y sera receu qui ne soit de l'entière et exacte observance.
6° Cens qui ne voudront embrasser l'observance régulière n'auront aucune voix active ny passive, et n'auront aucune part en l'administration tant du temporel, que du spirituel, ny aucune cognoissance des lieus et choses appartenantes à la Communauté ; bien seront ils entretenus en la iouyssance de leurs prébendes, offices, et bénéfices, ainsi qu'ils ont accoustumé, et selon Testât présent.
7° Aucun Nouice ne sera receu à l'habit ny à la profession désormais par tout ledit Ordre de Cluny, qu'es maisons de l'exacte obseruance, qui seront députées pour cela.
8° Demeurera le grand Prieuré de ladite Abbaye de Cluny auec ses fruits et reuenus annexé et vny à la Communauté de ceux qui embrasseront la reformation, et sera Ivn des Pères de S. Maur pourueu d'iceluy grand Prieuré dés l'establissement de ladite reformation, pour en faire la charge durant le temps qui sera auisé par le Chapitre gênerai.
9° Le susdit General exercera sa charge l'espace de cinq ans, au bout desquels il se déposera au Chapitre gênerai, et neantmoins pourra estre continué tant qu'il sera iugé expédient par ledit Chapitre gênerai.
10° Si dans les cinq ans il abuse de sa charge, il pourra estre déposé par vn Chapitre gênerai, qui sera extraordinaixement conuoqué par les Visiteurs et autres Pères du Régime,
11° Les Religieus qui voudront embrasser l'obseruance régulière non exacte, mais auec la mitigation légitimement introduicte en l'Ordre de Cluny, seront mis tous ensemble dans quelques Monastères dudit Ordre, qui leur seront destinez pour y viure en Commu-
40i RICHELIEU ET LA RÉFORME MONASTIQUE
nauté sous le gouuernement immédiat des Supérieurs particuliers desdits Monastères qui seront de ladite mitigation, et sous le soin d'vn Vicaire gênerai, qui sera choisi d'entre eux et commis par les Supérieurs de l'Ordre sur tous lesdits Monastères mitigés, lesquels à mesure qu'ils viendront ù estre vuides de Religieus, seront remplis de ceux de lobseruance exacte, et par ce moyen aggregés à la Congrégation de ladite obseruance.
12° En chaque Monastère de la susdite reformation sera faitte partition du reuenu pour les menses Abbatiales et Conuentuelles, et au cas qu'il y aye quelqu'vn pourueu à Rome, par le Roy ou autrement, des Abbayes, ou Prieurés dépendants dudit Cluny, ledit Abbé ou Prieur ne iouyra en qualité d'Abbé ou Prieur perpétuel que de la mense Abbatiale ou Prieurale, l'auctorité spirituelle pour le gouuernement dudit Monastère demeurant reseruee au Prieur ou Sousprieur claustral, qui y sera estably par les Pères de ladite reformation, qui gouuerneront de mesme le temporel de la mense Conuentuelle, sans que ledit Abbé ou Prieur en prenne aucune connoissance.
13° Et au cas que ledit Abbé ou Prieur régulier, pourueu à Rome, ou nommé par le Roy, se vueille ranger sous ladite reformation, il y portera la jouyssance de sa mense Abbatiale, ou Prieurale sa vie durant, et s'il ne se veut ranger à ladite reformation, nonobstant qu'il soit titulaire régulier, sera pourtant tenu pour Commendataire, sans avoir aucune auctorité sur ceux qui embrasseront la reformation.
14° Pour l'asseurance du bon régime de l'Ordre de Cluny et de la Congrégation de S. Maur, celuy qui sera éleu par le Chapitre gênerai des Pères de l'exacte obseruance pour leur Supérieur General, sera donné pour Coadjuteur à Monsieur l'Abbé de Cluny pour cinq ans, et pourra estre continué, ou changé par leurs Chapitres generaus, et arrivant le decés dudit sieur Abbé de Cluny, ou sa volontaire démission, luy succédera en l'Abbaye.
15° Et sera ledit Coadjuteur dés l'instant de son élection Supérieur de tous les Pères reformés, et de tous ceux de l'Ordre qui avec eus embrasseront l'exacte et entière obseruance : demeureront neantmoins les autres qui n'embrasseront ladite obseruance entière, sous la jurisdiction de lAbbé, qui les conduira selon Tauis desdils Pères.
16° Et en faueur de la reformation bien establie, et non autrement. Monsieur l'Abbé de Cluny se démettra entièrement de tout le pouuoir et jurisdiction spirituelle qu'il a sur tous les Monastères et Religieus dudit Ordre, et ensemble de tout le temporel entre les mains du Chapitre gênerai, qui le commettra à celuy qui sera éleu pour son Coadjuteur.
17° Toutes les debtes contractées par ledit sieur Abbé jusques
à présent seront acquittées sur ledit reuenu temporel de l'Abbaye, et luy sera faict un estât pour la despence conuenable à son aage et à sa qualité.
18° Les collations des Bénéfices dépendants de l'Abbaye de Cluny demeureront audit sieur Abbé, et après son decés elles appartiendront à ses successeurs.
19" Pour tout le reste on suiura le Règlement gênerai faict pour tous les Ordres, où s'estend la commission émanée de Sa Saincteté à Nous adressée.
Fait et arresté en Thostel abbatial de saincte Geneuieue du Mont à Paris par nous François Cardinal de La RochefoucauU, en l'assemblée faitte pour la reforniation du susdit Ordre de Cluny, le 26* jour du mois de juin 1623. Signé, François Cardinal de La Rochefoucault, Frère Eustache de Saint-Paul Visiteur des Feuillans en France, Jean Filleau Recteur du Collège de Clermont de la Compagnie de Jésus, fr. Pierre Guerin, minime, fr. Georges Laugier humble Prieur du Conuent royal de Saint-Maximin, fr. Adam Ogier humble Chartreux.
Nous soubsignez promettons tenir le contenu es presens articles lorsque la reformation sera entièrement establie à Cluny, et encores homologuée à Rome, et partout où il appartiendra, et que les oppositions sur ladite reformation, si aucunes y en a, en quelque part qu'elles soint faittes et formées, seront vuidees et terminées, et non autrement. Fait les an et jour que dessus, fr. Jacques abbé de Cluny, fr. Pierre Lucas procureur, fondé de procuration du Couvent de Cluny. fr. Claude Bridet procureur fondé de procuration du Couvent, fr. Colomban Régnier prieur des Blancs-Manteaus et Supérieur de la Congrégation de Saint-Maur, fr. Martin Tesnière, prieur de l'abbaye de Vendôme et visiteur de la congrégation de Saint-Maur en la prouince d'Aquitaine, fr. Cyprien Le Clerc procureur de ladite congrégation de Saint-Maur et Visiteur d'icelle en la prouince de France, fr. Athanase de Mongin supérieur des Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur demeurant au collège de Cluny, fr. Passelaigue humble prieur claustral de La Charité, fr. Devisien, prieur claustral et chambrier du doyenné de Paroy, fr. Gérard des Alleux prieur de Saint-Faron, R. Mauvielle, humble prieur claustral de Rueil, fr. de la Haye bachelier du 1" ordre de la sacrée Faculté de Paris, supérieur à Saint-Denys de la Chartre, fr. Adam Ogier humble chartreux, fr. Pierre Guerin minime, Jean Filleau recteur du collège de Clermont, fr. Eustache de Saint-Paul, visiteur de la congrégation des Feuillans, fr. Georges Laugier, humble prieur du Couvent royal de S. Maximin, François Cardinal de la Rochefoucault.
406 RICHELIEU ET LA llÉFORME MONASTIQUE
23. — Coiimiiiision à Monsieur l'Abbé de Cluny pour visiter quelques Monastères de son Ordre. Paris, Fr. JuUiot, 1623, 4 p. in-8°. (Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, loi. 128).
François Cardinal de la Rochefollault, grand Aumosnier de France, commis par nostre S. Père le Pape à Icxecution du Bref de sa Saincleté, et commission du Roy sur iceluy, pour la visite et reformation des Monastères des Ordres de S. Benoist, Cluny, S. Augustin, et Citeaus qui en auront besoin. Au Reuerendissime Jacques d'.\rbouse Abbé et General de Cluny, Salut. Nous vous auons choisi et député par l'auis et conseil de quelques Religieus de vostre Ordre, pour vous transporter es Abbayes d'iceluy, ou pour y enuoyer et subdeleguer qui aduiserés, à sçauoir de Cluny Diocèse de Maçon, d'Esnay Diocèse de Lyon ; de Menât, de Mauzac, de Thiers, Diocèse de Clairmont : es Prieurés, de Charlieu Diocèse de Maçon, de la Charité, de Bony Diocèse d'Auserre, de S. Martin des Champs, de S. Denys de la Chartre Diocèse de Paris ; de Meure, de Bourbon Diocèse d'Aultun ; de S. Marceil Diocèse de Chaalons, d'Ambierle, de Chandieu, de Talues, de Pomiers, de Nantue Diocèse de Lyon ; de Laune Diocèse de Bezançon, de Contamine Diocèse de Geneue, de Ris, de Souuigny, de Souleilange Diocèse de Clairmont : de la Voulte Diocèse de S. Fleur, de S. Estienne, de S. Sauueur Diocèse de Neuers : es Doyennés de Paré, de S. Viuant, Diocèse d'Aultun ; et auec vous tel des Religieus que vous voudrés choisir pour vous assister et seruir de Scribe, et en chacun d'iceux le Chapitre assemblé faire faire lecture du règlement que nous auons dressé auec lesdits Pères tant de vostre Ordre que autres Religieus reformés de cette ville : Vous informer particulièrement de ce en quoy l'obseruance régulière peut y auoir esté relaschée, des noms, surnoms, âge, volonté et disposition tant des RR. Abbés et Supérieurs, que de chaque Religieus desdites Maisons régulières à obeyr audit règlement, et ce faisant embrasser le restablissement de ladite Obseruance, ou à perseuerer en la forme de viure qui s'y pratique à présent : Tesmoigner de nostre part à tous lesdits Abbés, Supérieurs et autres Religieus, que nous n'auons maintenant aucune autre chose en plus singulière recommandation, qu'obéissant en un si graue et digne sujet à la volonté de sadite Saincleté, et au pieus désir de sadite Majesté, voir le soin que nous y donnons suiuy du fruict et de l'édification que nous attendons de leur obéissance. Et afin que le restablissement de ladite obseruance régulière esdits Monastères ne soit différée, leur faire de par nous tres-expresses inhibitions et defences d'y receuoir ci après aucuns Nouices à l'habit, n'y y admettre à la profession ceux qui y sont de présent, sans permission expresse de nous par escrit, à peine de nullité
desdites professions et d'excommunication : et de tout dresser procès verbal, dans lequel soit inséré lestât des basliinens cl lieus réguliers desdits Monastères, lequel vous nous mettrés entre les mains à vostre retour : A cet effet vous auons commis et député, commettons et députons par ces présentes. Et mandons ausdits R. Abbés réguliers, ou Prieurs claustraus, et autres Religieus des Monastères et Maisons que dessus, vous receuoir en iceux auec l'honneur et respect deu à cette commission, à l'execulion de laquelle nous voulons estre par vous commencé dans la fin du présent mois, et procédé en outre sans discontinuation.
Faict à Paris sous nostre seing et seel de nos armes le 7* jour de juillet 1623. Signé F'rainçois Cardinal de la Rochefoucault, et plus bas, par Monseigneur, Desboys, et scellé des armes dudit Seigneur.
Pareille commission a esté délivrée le même jour aux RR. PP. Dom Jean Passelaigue, prieur claustral de la Charité, et Dom Robert Mauvielle, sous-prieur du prieuré de Rueil, pour visiter quelques autres Monastères dudit Ordre. (Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 3240, fol. 126). On trouve les ordonnances de Dom Jean Passelaigue pour le prieuré de N. D. de Nanteuil, datées du 21 août, 1623, dans le ms. 87 de la Coll. de Bourgogne, fol. 102.
24 — Règlement pour la réception à Thabit et à la profession es Ordres de S. Benoist, Cluny, S. Augustin et Citeaus, (12 octobre 1623). Paris, Fr. Juillet, 11 p. in-8°. (Bibl. i\at., LcUS 5).
25. — Lettres patentes du Roy pour l'exécution des Reglemens faits pour les Ordres S. Benoist, S. Augustin, Citeaus. et Cluny. (Saint-Germain, 22 octobre 1623). Paris, Fr. Julliot, 6 p. in-8°. Bibl. i\at., Ldi3 5*).
26. — Pour l'érection de la première Congrégation en l'Ordre de S. Benoist (13 novembre 1623), 6 p. in-8°.
Les précédents règlements n'avaient pu être exécutés à cause de l'épidémie de peste. En cette assemblée, on dressa la liste des monastères auxquels devaient se transporter des commissaires députés pour présenter les règlements et ordonnances des 11 mars et 26 juin.