‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 22 sur 183 · Dom Henri Girard, prieur de Saint-Etienne de Nevers · texte numérisé non relu

Dom Henri Girard, prieur de Saint-Etienne de Nevers

6. Dom Mège développe longuement (Bibl. Nat., ms. lat. 13859, pages 518-522), ces divers points dont nous indiquons seulement l'essontiol.

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velle congrégation ne s'appellera plus < 'liin\ , ni Saint-Maur, mais SainUBenoil. 2° Il faudra maintenir les privilèges, fondations cl anciens statuts de Cluny en ce qu'ils ont de compatible avec l'observance. 3° On pourra donner une nouvelle édition du bréviaire de Cluny sous le titre : Breiianium Cluniacense ad instar monastici iussu Summi Pontilicis editi. 4° On s'en remettra au pape ou au cardinal pour la question du diancement d'habit. b° L'abbé de Cluny sera choisi parmi les réformés, mais les supérieurs des anciens, leurs définileurs et visiteurs i)rcndront part à l'élection. 0° Ceux des anciens (pii estiment et aiment la réforme pourront être admis au chapitre général. 1° On admettra les anciens à certaines séances capitulaires : ils se réuniront avec les réformés au chœur les jours de grande fêle et lors([ue ral)l)é pontifie. 8° On pourra admettre à la profession parmi les anciens et pour l'ancienne observance. 9° On ne reléguera pas les anciens dans certains monastères comme il avait été décidé, mais chaque maison aura ses anciens et ses réformés. 10° On admettra — condition nou- \'elle à laquelle personne n'avait encore pensé — des novices à Cluny et à S. -Sauveur de -Vevers. 11° Les études se feront aux collèges de Dole, d'Avignon et de Paris, et les anciens y seront reçus au même titre que les réformés. Etc., etc. Et tout cela devait être réglé de manière à parache\er l'union avant Pâques prochain.

L'abbé de son côté fait ses conditions ^ : On modifiera les articles 14 à 18 du règlement du 26 juin IfôS de manière qu'il conserve tous ses honneurs et prérogatives et qu'il retienne l'exercice de son autorité, au spirituel comme au temporel, sur les réformés comme sur les anciens. En somme, il n'a nullement besoin de coadjuteur : il prendra des réformés comme membres de son conseil, et à sa mort l'autorité entière sera dévolue aux réformés ; mais quant à présent il lui suffit d'un vicaire général, d'un procureur et de ses visiteurs. Il gardera pour lui le tiers des revenus et sa part sera exempte de toute charge ; il conservera aussi la collation de tous les bénéfices de l'Ordre. De plus, comme il a été obligé de contracter des dettes pour payer ses bulles, faire des réparations, entreprendre des voyages à Paris et à Toulouse

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