‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 29 sur 183 · Avonel, l. IT, p · texte numérisé non relu

Avonel, l. IT, p

qu'ils m'ont rendue de vostre part, et l'acte d'eslection que vous avez eu agréable de faire de ma personne pour coadjuteur de vostre abbaye, dont je ne sçaurois assez vous remercier. Je vous puis asseurer que vous n'eussiez peu jetter les yeux en ceste occasion sur aucun autre qui désirast plus que moy contribuer tout ce que Ton en peut attendre au bien général de vostre ordre, et à celuy de vostre maison en particulier. Le temps vous fera cognoislre sans doute cette vérité. Et ce pendant il me seroit impossible de ne pas vous tesmoigner, comme je fais, la satisfaction que j'ay de ces Messieurs qui vous rendront la présente, par laquelle je vous conjure de croire que je suis, etc.

Il écrivait par le même courrier à l'abbé de Cluny :

Monsieur, Les Messieurs '■ qui vous rendront la présente s'en retournans en votre abbaye, je ne puis que je ne vous tesmoigne la satisfaction que j'ay, et du sujet de la depputation, et de la façon avec laquelle ils s'en sont acquitez en mon endroit. Je voudrois bien pouvoir recognoistre la bonne volonté que vous m'avez fait paroistre en ceste occasion par des preuves de ressentiment plus fortes que des paroles. Mais elles seront tousjours suivies d'effets si dignes envers vous en tout ce en quoy j'auray le moyen, que vous avouerez, je m'asseure, qu'aucun ne me passe à vous estimer, ■et désirer vous servir en tout ce qui vous touche, comme je fais veu (]ue je suis véritablement, etc.

Richelieu et l'abbé de Cluny se mirent facilement d'accord sur les questions d'intérêt qui restaient à régler : il fut convenu que le premier aurait trois mille Hm-cs de pension sur l'abbaye, à la charge d'entretenir les baux quand il sera abbé et de payer une fois pour toutes 12000 livres de dettes qu'avait contractées Dom dWrbouze. Il devait aussi pourvoir un des neveux de l'abbé <le l'abbaye de Manlieu en se réservant pour lui-même une pension d'une valeur égale au revenu de cette abbaye ^.

Dom d'Arbouze avait convoqué, le 2.5 a\ril 1627, un chapitre général qui échoua, comme celui d'avril 1626 : les prieurs négligèrent de s'y rendre. \'oyant qu'il n'obtiendrait rien par ce moyen, il lança, le 15 mai 1627. une ordonnance^ prescrivant l'exécution du

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