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RICHELIEU COADJLTEUK Di: l'aBBÉ DE CLUNY 41
règlement du cardinal de Guise, mettant les lieux réguliers en la libre disposition de Dom Pierre l^ucas, compagnon d'ordre et maître des novices, de Dom Jean de Mala!n et des quelques autres religieux bien intentionnés qui s'étaient joints à lui pour observer ce règlement, leur permettant d'élire l'un d'eux pour supérieur, auquel il donnait pouxoir de recevoir à l'habit et profession. On peut dire que cet acte est la charte d'établissement de ce qui devint dans la suite l'Etroite observance de l'Ordre de Cluny : on verra combien fragile et précaire était cette fondation.
Il demanda à son coadjuteur de l'aider à faire subsister et à affermir le bien commencé. Richelieu se tint sur la réserve, son élection n'étant pas encore approuvée par Rome.
8 juillet 1627.
Je ^ ne puis que je ne loue grandement le dessein que vous avez du restablissement de vostre ordre, et n'y a rien que je ne voulusse contribuer à ceste fin : mais n'ayant encore aucun pouvoir en vertu duquel j'aye lieu d'agir en cela, je ne puis pour ceste heure autre chose sinon attendre que j'aye receu mes bulles de Rome, pour me joindre avec vous à ce que le règlement que vous avez fait soit exactement observé.
Cependant je tiendruy la main que quelques religieux de la congrégation de Saint-Maur servent de directeurs à ceux de vostre abbaye, afin que tel exemple les suscite à se porter avec plus de facilité à l'observance de leur règle. C'est ce que je vous puis dire sur ce subjet, à quoy j'adjousteray l'asseurance que je vous donne de vous tesmoigner, en toute occasion, que je suis véritablement, etc.
La cour de Rome en effet ne voyait pas sans inquiétude cette coadjutorerie du puissant ministre. Nous n'en voulons pour preuve que la letti-e qu'écrivait à Richelieu, le 12 juillet, l'ambassadeur de France, M. de Béthune :
MoNSEiGNF.UR, 11- c'cst presauté depuis peu icy deux affaires pour vostre service, desquelles bien que vous ne m'ayes rien faict scavoir, je n'ay laissé néanmoins de m'antremetre parce que l'expéditionnaire qui an estoit chargé m'a faict scavoir qu'il rancontroit des dificnl-