‹ Le cardinal de Richelieu et la réforme des monastères bénédictinsChapitre 40 sur 183 · Ibid.. n · texte numérisé non relu

Ibid.. n

'i. Ibid.. n» 67.

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ment du cardinal de Guise '. Puisque maintenant les moines de Cluny s'adressaient derechef ù lui, le Parlement nomma une commission qui serait chargée d'enquèler à la fois sur les deux affaires.

L'un des connnissaires, le conseiller Berger, grand ami de la congrégation de Saint-Maur, fut trouver aussitôt le prieur des Blancs-Manteaux, Dom Ang€ Nalet, et lui demanda quelques religieux pour l'accompagner à Cluny et l'aider de leurs conseils au cours de son enquête. Mais le supérieur d« la congrcgalion, Dom Maur Dupont, était, nous l'avons dit déjà, fort peu disposé à favoriser toutes ces négociations. Ji sélail distingué autrefois chez les Célestins où il avait fait profession, et avait mêm<' été maître des novices de leur couvent d'Avignon, puis prieur. 11 était entré ensuite dans la congrégation de Sainl-Maur et avait fait profession à Noaillé en 1620 à l'âge de 34 ans. Son zèle, sa prudence, ses capacités le firent choisir aussitôt pour gouverner l'abbaye Saint-Augustin de Limoges, le premier monastère fran cais réformé par les moines de Saint-Vanne. Ayant été successivement visiteur de la province d'Aquitaine, puis président du régime de la congrégation de Saint-Maur, il savait par une longue expérience ce qu'il en coûtait d'effoi'ts et de souffrances pour ramener des moines à une observance plus sévère, même lorsqu'ils n'op])Osaient pas, comme c'était le cas à Cluny, une résistance ouverte : il était absolument con\ aincu — et l'avenir devait lui donner complètement raison — - qu'on n'arriverait à rien si l'on ne se décidait à traiter Cluny comme on avait fait des autres maisons déjà réformées, en en remettant le gouvernement entier au chapitre général. Il fit traîner l'affaire en longueur et finalement refusa son concours.

Berger partit seul et fit son enquête. Rentré à Paris, il félicitait les religieux de Cluny, par une lettre du 6 août 1628. de leur désir de réforme ^. Sur ces entrefaites, il apprit les projets du cardinal de Richelieu, et il écrivit à Dom Pierre Lucas, le 2S août^, pour le prier de différer son départ, « car M, le Cardinal a fait entendre qu'il avoit intention d'y contribuer après la prise

•2. Bibl. Nnt., Coll. de Bourrjogne, \. 87, fol. 100.

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