Bibl. Xat.. Coll. de Bourr,ogne. t. 87, fol
lUClMUJKL, XliBÉ DE CLUiW. 16^9. 05
nos anciens Pères eL Palriarches St Hugiie, St Odile, SL iMayeiil et autres semblables Pères, au rany et mérite desquels vous estes a présent. Nous verrons encore renaistre cette ancienne police par eux establie en cette célèbre maison des chapitres généraux cl saintes Constitutions par lesquelles ils ont attirez dans les Cieux un million dames bienheureuses. Incontinant que Vostre Grandeur illustrissime sera arrivée a Paris, nous ne manquerons de nous y achemine!', pour nous donner l'honneur de vous faire la reverance, et vous porter tous les mémoires et instructions qui sont en nostrc connoissance affin d'estre par vous portés a un si saint advenement'. Nous avons laict enregistrer les contrats qu'il vous a pieu nous envoyer dans nostre registre capitulai re, dont nous avons faict expédier acte ausdits sieurs Scarron et Ceberet, vos procureurs, (piils vous rendront, ensemble un autre acte qu'ils ont de.-îiré de nous sur les comendements qu'il nous ont faict de vostre pail, ne désirant seulement en ce que de nous conformer en tout et partout a vos intérêts et a la très humble obéissance que nous vous debvons, implorans très inslamenl la faveur divine qu'il luy plaise...
Vos TRES HUMBLES ET TRES OBEISSANS RELIGIEUX DE C.LUNY.
l'oules ces paroles étaient alïectueuses cl respiraient de la part de tous la plus grande bonne volonté ; mais Richelieu ne put rentrer à Paris aussi \ite que l'espéraienl les moines. Il était occupé alors dans les vi'les du midi de la France à briser les dernières résistances des protestants ; il fut malade une partie du mois d'août et ne revint qu'en septembre à Fontainebleau, où il se réconcilia avec la reine-mère. Le 21 novembre 1G29, il recevait le titre officiel de « principal ministre d'Etat » et, après un séjour de deux mois seulement à Paris, il partait le 29 décembre pour l'Italie. Le 23 mars 1630, il s'emparait de Pignerol, parcourait ensuite toute la Savoie, et rentrait à la cour dans les premiers jours de no\enibre, oi'i il eut à triompher des intrigues qui menacèrent un moment de faire sombrer toute sa fortune. On pourrait croire f[u"au milieu de ses pérégrinations militaires et de
1. Voir notammont, les « .\rliclcs et proposilions do la part de Messieurs les veneral>lcs grand prieur, religieux et oonvent de Cluny par leurs députez a Monseigneur le cardinal de Richelieu, abbé et gênerai de l'abbaye et ordre de Cluny « (Rilil. Nat., Coll. de Bourfjogne, t. 87, fol. V2-2, 281 et QSO). en i9 articles, et les « Mémoires et instructions aux siours députez de l'abbaye et. convent de Cluny pour servir aux affaires de ladite abbaye par devant M^ le cardinal (h' Richelieu, ahhé de Cluny i\ 3 septembre hV[l (Ihid., fol. 277).