Lellres de sainl Vincent de Paul, \. î, p
7. A.-M.-P. Tngold, Mémoires domestiqueft pour servir à ihi^loire de l'Oratoire, \. II, p. .-ÎO.^.
8. Vie du li. I'. Jean Eudex, par lo I'. .liilicn Martine, Caen, 1880, t. I, p. 118.
9. VI. Maximin Deloclic, dans sa belle publication sur l.a maison de Richelieu, a donné la liste des grosses subventions accordées par le cardinal aux diver."! couvent.^ d'honnnes et de femmes, (p. 145-164).
116 nirun.iKu i.t i,\ Ri;FonMi: monastique
l'iitant iino objection (jui l'avail blessé lorsqu'on lui refusait les bulles de ( itcaux. [)Ou\ait-il dire fièreuicnt au [)ape qu" il uc prenait pas les bénéfices [)our' <mi liicr des rexeuus. mais uniquement pour les sauver de la ruine et } introduire la réforme '.
Peut-être <(u"en it'uiiissant tous ces témoignages, qu'on pourrait mullipliei- aisément, on arri\era à se montrer surpris de voir tant d'historiens reprocher \ ivement à Richelieu son amour de l'argent et son Apreté au gain. In des actes qui lui ont été jetés à la face le plus rudement est de s'être fait nommer en 1634 adminisirateur général do la congrégation béiK'dictino de Chezal- Henoît avec une pension annuelle de 30.000 livres, « Son Eminence y allait <le bon train ^. écrit un historien contemporain, généi-aJiMiicnl beaucoup mieux informé sur les choses de l'histoire monastique : on annule des décisions pontificales sans sourciller et on ne fait appel à l'autorité de Rome f[ue pour faire sanctionner les empiétements du cardinal... Ces ])rélentions (la pension de 30.000 livres) étaient écœurantes : le cardinal gorgé de pensions, dont les rentes prélevées sur les bénéfices ecclésiastiques montaient à un million et demi ^. extorquait de monastères endettés une somme considérable prise ainsi sur le nécessaire de ces maisons. Beau moyen de rétablir l'ordre ! Mais Richelieu n'avait aucune vergogne quand il s'agissait de palper l'argent. «
Des expressions aussi \iolentes. même cfuand les faits sont vrais, y ajoutent fort peu. el l'historien n'a rien à gagner à emprunter le langage du tribun : qnand les faits sont inexact*, elles deviennent odieuses. Ayant eu l'occasion d'étudier de près les circonstances qui onl amené le cardinal de Richelieu à agir ainsi, nous sommes heureux de pou^-oir le justifier entièremenl sur ce