‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 107 sur 107 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

l.M'HODUCTION 1

Chapitre I. — Naissance d'Auguste de Chabot. — Son père, le pi'ince de Léon, entraîné en émigration par le comte d'Artois, au lendemain du 14 juillet. — Stations en Piémont, en Belgique, en Allemagne. — Léon à l'armée du duc (le Broglie. — A la bataille de Valmy. — Massacre de son oncle La Rochefoucauld, à Gisors : de son frère Charles de Chabot, à l'Abbaye. — Salon de la princesse de Léon à Londres. — Dernière tentative et suprême défaite de l'émigration. — Le prince de Léon rentre en France avec sa famille (mai 1800). — Son arrestation, son incarcération au Temple. — Son élargissement obtenu par l*'ouché. — Deux années de lutte pour obtenir sa radiation de la liste des émigrés. — Bénéficie, en octobre 1802, de l'amnistie. — Education d'Auguste de Chabot en émigration et en France 62

Cii.vpiTHE H. — Mariage d'Auguste de Chabot. — II devient prince de Léon, son père ayant hérité du titre de duc de Roiian. — Les salons sous l'Empire : M""' de Montesson, Récamier, de Duras. — M. de ("bateaubriand cliez M""" de Rohau. — Voyage des Chabot en Italie. — Décret de 1809 notmnant quarante chambellans. — Information qui a préparé ce décret. — Motif qui a fait inscrire, de la main de l'empereur, le nom de Chabot sur la liste des quarante. — Violente diatribe de M. de Chateaubriand contre les gentilshommes chambellans. — Motifs inexacts donnés à l'acceptation de ces fonctions par Ciiabot. — Légende du chapelet. — Chabot n'a jamais été que chambellan honoraire. — Son frère Fernand nommé souslieutenant de cuirassiers. — Sa brillante conduite. — Auguste de Chabot créé comte de l'Empire. — La duchesse de Chevreuse à Lyon. — Les Chabot retournent en Italie. — Le pape Pic VII. — Chabot retrouve M""" Hé-

l'ag-cs.

camïpr, d'abord à Rome, ensuite à Naples. — La reine Caroline. — Aux premiers indices de l'écrouleiiienl de l'Empire, Chabot se hâte de rentrer en France. — Visite à rimpéralrice Josépiiine !)0

Chapithe III. — Première Restauration. — Diflicullés qu'elle rencontrait. — Maladresses initiales. — Rétablissement de la maison du roi. — Le duc de Roban premier gentilhomme de la Chambre. — Auguste, prince de Léon, sous-lieutenant h la compagnie de chevau-légers avec grade de lieuti nant-colonel. — Compromission de l'aristocratie avec les alliés. — Protestation de Fernand de Chabot. — Politique au rebours et provocations de l'esprit contre-révolutionnaire. — La princesse de Léon brûlée vive, 10 janvier 1815. — Retour de l'île d'Elbe. — Léon accompagne le roi jusqu'à Abbevilie, rejoint à Nantes le duc de Bourbon. — La Vendée abandonnée par le duc de Bourbon, Léon rejoint, à Bordeaux, la duchesse d'Angoulême. — Forcée de sortir de Bordeaux. Madame envoie Léon auprès du duc d'Angoulême, en Espagne. — Le duc de Laval. — Le roi Ferdinand. — Waterloo. — Seconde Restauration. — Politique de réconciliation du duc de Richelieu. — Opposition du parti ultra, auquel appartient le duc de Rohan. — Léon avait été breveté colonel d'infanterie, par ordonnance signée de Gand, le 30 juin 1815. — Salons ultra, de M°'" de Rohan, la Trémoille, Naibonne, Clermont, Moreau. — Salons de transaction de M'"" de Montcalm et Duras. — Mort du duc de Rohan. — Le prince de Léon devient duc de Rohan et pair de France. — Il accompagne la duchesse, sa mère, dans un voyage aux Pyrénées; relation de ce voyage écrite par M'"" de Rohan 12&

Chapitre 1\'. — Le duc de Rohan présente sa requête au Chancelier pour être admis comme membre de la Chambre des Pairs. — Les étranges réserves de cette requête — Il est admis à prendre séance. — Rohan aux réceptions du château. — Dans l'intimité de l'Elysée. — Le loto de Monsieur. — M"" et M''" de Gontaut. — Les résidences seigneuriales, leur histoire ; les châteaux des Rohan. — Josselin sauvé de la ruine par la duchesse de Berry. — La Roche-Guyon. — Le duc de La Rochefoucauld, la duchesse d'Enville. — Auguste de Rohan devient propriétaire de la Roche-Guyon à la mort de son père. — 11 y reçoit grandement. — Ses amitiés : Montalembert, Lacordaire, Derryer, Lamartine et Hugo. — Politique religieuse de la Restauration. — La Congrégation. —

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Haute autorité de l'abbé Teysseyre, qui détourne Rohan de prendre part à la rampât ne religieuse 160

Chapitke V. — Entrée du duc de Rohan à Saint-Sulpice. — Son profond ;tltachement pour le jeune Dupanloiip. — Assassinai du duc de Berry. — lîulian lassiste à ses derniers moments. — Atfeitueuse reconnaissance que lui voue la duchesse de BerrJ^ — Atlaire des Pétards. — M. de Villèle est appelé au ministère. — La politique daccouimodement des intérèls défendus par lui ci>iitre les.foiles exigences de l'extrême-droite. — Bapléme du duc de Bordeaux, incident qui s"y produit. — Rohan est ordonné prêtre. — Sa première messe à Saint-Sulpice — Purtrait malveillant de labbé de Itcdian par M'"" de Broglie, et plus malveillant encore par M. de Chateaubriand qui, à ce moment-là même, demandait pour l'abhé le chapeau. Négocialùms dans ce but à Rouje. — l.éim XII. — Le secrétaire d"Etat, délia Somaglia. — Le tout-puissant cardinal Severoli. — La candidature de labbé de Rohan au cliapeau engagée par notre ambassadeur le duc de Montmorency-Laval. — Le droit des couronnes au sujet de la désignation pour la dignité cardinalice. — Tendances nltramontaines dénoncées dans le haut clergé par l'ambassadeur. — Les cardinaux de Clermont-Tonnerre et La Fare, seuls représentants de la France au Conclave qui a élu Léon Xil. — Dispositions bienveillantes du pape en ce qui concerne la candidature Rohan au cardinalat 193

Chaphhe VI. — Rohan retrouve à Rome .M"" Sweti li ne, la duchesse de Devonshire, les reines llortense et Cai'oline, M"" Récnmier. — Idylle de Raymond de Ségur avec M"" Straéline, fdleadoptive de M"" Swetchine. —Etrange relationde cet incident par M. deFalloux. — L'incident se termine par un mariage que bénit M. de Rohan. — Son ministère réclamé par M"" Récamii r pourime femme de chambre mourante. — L'abbé décide la malade, qui était prolestanle, à abjurer, et la l)aptise. — Scène curieuse de Ballan(diecliez M"" Récamier. — Severoli mourant impose au pape la proclamation du jubilé pour l'année iS-5. — Mort du cardinal de Haiisset. — M. de Chateaubriand chassé du ministère. M. de Villèle, faisant l'intérim, abandonne, pour le chapeau de M. de Bausset. la candidature l{ohan, œuvre de son prédécesseur, et lui oppose la candidature du Grand aumônier, prince de Croy. — Intrijiues à ce sujet, intervention de M""" du Cayla, qui décide le roi a designer .\1. de Croy. — On espère ua

486 LE CAnDl^•AL DK RDIlAN-ClIAIiOT

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instant le chapeau pour l'un et pour l'autre: iiiili-îcrétion de la presse et opposition de la camarilla des Zelanti qui entravent les bonnes dispositions du pape en faveur de M. de Rohan. — M. de Croy est promu au cardinalat et M. de Hohan rentre en France pour assister au sacre. . 231

Chapitre VII. — Mort île Louis XVIII coïncidnnt avec l'absolu discrédit de la f>auche et son écrasement aux élections de 1SÏ24. — Avènement de Charles X, qui. d'après le Confililationnel lui-même, ouvre tous les cœurs à l'espérance. — Don de joj-eux avènement dans le projet de loi, que propose M. de Villèle, édictant une indemnité d'un milliard aux émigrés. — Discussion de ce projet à la Chambre des pairs. — Admirables résultais économiques et sociaux du vote de cette loi. — Part laite aux Rohan dans l'indemnité, tant en leur ni 'm qu'en celui de leur grand'inère Montmorency. — L'abbé de Rohan reçoit de nouveau à la Roche-Guyou. dont la duchesse fait les honneurs. — Lamartine y compose sa raéddalion : In Semaine sainte it la Jloche-Giiyon, et y lit sa tragédie de Saiil. — Piquante comédie jouée par lui à ce sujet. — Rotiaii administre les derniers sacrements à Matthieu de Montmorency. — Le ministère Villèle, à qui ses concessions à l'rxlrême droite ne permelfent plus de se maintenir au pouvoir, est remplacé par le ministère Martignac, qui, installé depuis <à peine deux mois, appelle M. de Rohan à rarclievéché d'Auch, puis à celui de Besançon. — Réaction contre la politique religieuse imposant les ordonnances de juin 1828 sur les petits séminaires. — Soulèvement de l'épiscopat, provoqué par MM. de Clermont-Tonnerre et Quélen. — M. de Rohan se refuse à y prendre part. — Habile conduite du P. Ronsin, qui apaise les scrupules duroi. — Préconisation de M. de Rohan retardée par divers incidents et le chapeau demamié à nouveau pour lui par M. de Chateaubriand. — Mort de la duchesse de Rohan. — Sacre du duc de Rohan. — Prise de possession de son siège. — Diflicultés de son administration à ses débuts. — Son palais, ses réceptions, sa cathédrale, les hommes politiques de son diocèse. — Les prêtres assermentés. — La sœur de Gh. de Montalembert vient mourir à Besançon; M. do Rohan lassiste jusqu'à son dernier soupir. — Fondation par l'archevêque d'un établissement de hautes études 261

Chapitre VIII. — Le ministère Martignac, renver.^é par une aberration du centre gauche, M. de Polignac est appelé

Pa^es.

aux affaires. — Révolte et coQsternatiou générales. — M. de llotian concourt à la formation du ministère en désignant au roi M. (^ourvoisier pour les Sceaux. — L'adresse des 221. — La Chambre prorogée, puis dissoute le 16 m.ii. — M. Courvoisierdonne sa démission le 19. — Discours de réception de Lamartine à l'Académie française. — Lamartine attribue à ce discours un caractère d'oppositinn qu'il n'a nullement, et iuiagine, avec M. de Kohau, une rupture qui n'a jamais eu lieu. — M. de Polignac lait désigaer. par le roi, .M. de Rohan pour le cliiipeau. — Négociations à ce sujet conduite à Rome par M. de La Ferronnays. — Refus d'une promotion de faveur. — Impatience de M. de i'olignac, résistance très nette de M. de La Ferronnays. — Acquiescement donné à la promotion par les puissances intéressées. — Le o juillet, .M. de Rohan est proclamé cardinal.

— 11 vient à Paris pour y recevoir labarreltequ'apporte le prince Chigi. — Résultat des élections accablant pour le ministère, qui se trouve acculé au coup d'Etat. — Ordoimances du 26 juillet. — Soulèvement par lei:|uel le peuple de Paris y répond. — Le "28, audience du roi au duc de Rohan pour régler la remise de la barrette. — Le 29, le cardinal obligé, par des rassemblements menaçants devant son hôtel, de quitter Paris. — Arrête à Vaugirard par les émeutiers, sa voiture mise au pillage, ses vases sacrés profanés, il n'échappe (|ue par nnracle à la mort. Est sauvé et recueilli par Payen, de l'Institut, qui lui facilite sa retraite en Belgique, d'où il passe en Suisse.

— S'installe chez les Jésuites à Fribourg ; devenu un embarras pour les Pères, il se réfugie à l'evèché :<20

Chai'itue IX. — Deux politiques du Gouvernement de Juillet, rassurante à l'exterreur, hésitante devant la révolution a l'intérieur. — L'administration du Doubs conliée à un préfet du parti de l'action. — Politique jacobine et persécutrice combattue par M. de Broglie, ministre des Cultes; son esprit de mesure et d'équité. — Met en demeure le cardinal de reprendre la direction de son diocèse. — Suppression du traitement de l'archevêque. — Justification de cette mesure. — .M. de Broglie remplacé aux Cultes par M. iMérilhou. — Ordonnance du 4 décembre supprimant le traitement des cardinaux et les frais d'installation du cardinalat. — Caractère de rétroactivité et de confiscation de cette mesure dans son application a.\l. de liohan. — Adhésion, dès la première heure, du pape Pie Vlll au GouverncmeutdeJuillet. — Sa Sain-

Pages, teté oppose un refus formel au roi Charles X et au cardinal de Rohan qui demandaient asile à Home. — Le cardinal se plaint de ce refus à M. de La Ferronnays. — Réponse de M. de La Ferronnays. — Atteinte anarchique à la pairie. — Déchéance dont les pairs erclésiasliques sont frappés par la loi du 31 août. — Mort du pipe Pie VllI. — Obligation pour M. de ilolian de se rendre au conclave. — Sa lettre au général Sébastiani, ministre des Atfaires étrangères, pour lui demander les instructions de la France. — Réponse du général. — Gonliscation des frais d'installation consommée. — Départ du cardinal pour Rome. — Le duc de Lucques. — Arrivée à Rome, — Rapports avec l'ambassade. — Ouverture du conclave. — Après deux mois de délibérations entravées par les intrigues du cardinal Albani, le conclave est sur point de sl' prorou'er. — Election de Grégoire XVI en'ln obtenue par l'action du cardinal Odescalchi et le concours de son ami Rohan. — Les relations du cardinal à Rome : les .Aldobraudini ; la reine Hortense : la l'eine Caroline ; la duchesse

d'Anhalt 360

Chapitme X. — Soulèvement des légations; premières intrigues bonapartisles. — Le nouvel ambassadeur à Rome, comte de Sainte-Aulaire. — H demande le rappel du nonce Lambruschini et que sa d imission soit ia-.posée à l'archevi^que de Paris. — Action décisive de M. de Rohan dans ces deux affaires. — Le chapeau lui est remis par Grégoire XVI. — Affaire de l'Avenir. — Lamennais en appelle à Rome. — Energique intervention de Casimir-Périer auprès du Saint-Siège dans le but d'obtenir la condamnation des doctrines de l'Avenir. — Rohan désigné pour présenter au pape les trois pèlerins, Lamennais, Lacordaire et Montalembert. — Avec le concours de l'abbé Dapanloup, le cardinal contribue pour une large part à la condamnation prononcée par l'encyclique Mirari vos. — L'adhésion au Gouvernement que le cardinal aurait été disposé à donner est entravée par divers incidents. — Le roi Louis- Philippe à Besançon. — Rigoureuse réponse que, à sa réception, le roi fait au vicaire général. — L'abbé Dupanloup révoqué de sa mission de catéchiste des princesses royales. — La duchesse de Berry à Rome. — Rohan se montre ouvertement et partout avec elle. — La princesse épouse le comte Lucchesi-Palli. — C'est Rohan qui célèbre la messe de mariage *11

ÏAULE DES MATIERES

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Chapitre XI. — Nouvelles difficultés de Rohan avec le Gouvernement de Juillet. — Son frère Fernand, prince de Léon, manque au duc d'Orléans, à un bal chez M. de Rothschild. — L'abbé Dupanloup estime que M. de Rohan doit rentrer dans son diocèse, quelques risques qu'il diit en encourir. — Dépêche de M. de Sainte- Aulaire annonçant au général Sébastiani le retour en France du cardinal. — Erreur d'appréciation de l'ambassadeur sur M. de Rohan. — Prévoyant l'émotion que pouvait causer, à Besançon, la rentrée du cardinal, le général Sébastiani prescrit de sages mesures qui sont amorties dans l'exécution par les préventions de Casimir Périer contre le clergé. — En conséquence, politique d'abandon du préfet du Doubs. — Charivari librement organisé et donné au cardinal, dès le soir de son arrivée, se renouvelant pendant quatre jours et aboutissant à des actes de violence et à des appels au pillage. — Le général baron Chabert est frappé à la figure d'une pierre qui lui brise une dent. — La troupe, passant outre à l'ordre qui lui était donné de ne pas répondre aux provocations, charge la foule à coups de crosses et met fin à l'émeute. — .\ttitude pleine de dignité du cardinal. — La population proteste presque unanimement contre ces sauvageries. — Le cardinal achève de reconquérir l'opinion par l'ardeur de son zèle qu'il pousse jusiiu'à l'épuisement de ses forces. — Première atteinte dans sa santé. — Aggravation rapide, ses derniers instants, sa mort, ses obsèques. — Souscription pour élever à la mémoire du cardinal une sorte de monument expiatoire. — Sa statue. — Les portraits écrits de M. de Uohan par Lamennais, Sainte-Beuve, Chateaubriand. — Son oraison funèbre. — Son portrait peint par Camui'cini. — Les goûts littéraires, artistiques et musicaux du cardinal. — La romance qui lui est attribuée. — M. de Rohan prédicateur, causeur, administrateur. — Conclusion 442

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