I. AfTaifcs étrangères, Ilnmc, vril. O.'jS, f- lO.'i
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bienveillance de Sa Sainteté en faveur du duc de Rohan. Il rappelle les réserves faites, dans le principe, par le pape au sujet de la maturité à attendre des vertus de M. de Rohan, se gardant bien de la moindre allusion à l'engagement pris par le Pape à l'égard du duc-abbé, car il tenait pour certain que, avec ses habitudes de réserve, Sa Sainteté ne s'en était pas ouverte à son secrétaire.
M. de Laval, dans les conférences quil eut, à Paris, avec le ministre, tout en reconnaissant que la candidature à la pourpre du prince de Croy, dans les termes où le chargé d'atlaires avait eu mission de l'engager, s'imposait, avait fait ses réserves au sujet de la candidature Rohan. 11 s'étonnait que l'on semblât oublier à ce point que lui, ambassadeur, avait eu, antérieurement, mission de proposer au Saint-Siège cette candidature Rohan, et que, après de premières objections sur la jeunesse du candidat, le Saint-Père, gagné autant par les mérites que par le charme personnel du candidat, s'était implicitement engagé envers lui.
Le ministre, ce n'était plus M. de Villèle, fil droitaux réserves de .M. d(? Laval eu lui adressant, aussitôt qu'il fut de retour à son poste, les instructions ci-après :
« Paris, 13 décembre 1824.
« Monsieur le Duc,
« Son Eminence, le cardinal-secrétaire, avait fait espérer au chargé d'affaires de France que Sa
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Sainteté ne se bornerait pas à une seule nomination. Je vous prie, Monsieur l'ambassadeur, de connaître ces dispositions d'une manière précise, aiin que je puisse vous indiquer, s'il y a lieu, les sujets' du roi dont la nomination serait la plus agréable à Sa Majesti'.
« J'attends beaucoup, .Monsieur l'ambassadeur, dun'sultat de vos bons oftices et de vos représentations'.
K Veuillez agréer..
B"" DE Damas.
Lorsque le secrétaire d'État avait fait entrevoir à notre chargé d'alTaires la possibilité de promotions supplémentaires oi^i pourraient être compris MM. de Croy et Roban, il aurait fallu que l'atï'aire se traitât dans le plus grand secret et ne fût connue qu'au lendemain du consistoire, où devaient avoir lieu les promotions. Il aurait fallu aussi se souvenir du conseil de l'ambassadeur d'Espagne : « A Rome, avait-il dit, il ne faut pas perdre la boussole. )' Or, au lieu de brusquer une solution, on avait attendu, et, en perdant la boussole, on avait laissé les chances se retourner contre nous. Il y avait eu «. ce malheureux article de journal qui, d'après Artaud, avait donné l'éveil et fait beaucoup de mal dans cette atlaire ». Lorsque la décision avait (Hé prise de désigner M. de Croy pour le chapeau, un journal ofticieux, — ayant été mis dans la confidence par une indiscrétion, — annonça