‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 5 sur 107 · Mémoires de Sainl-Si/non. t. I. p. '^S'i · texte numérisé non relu

Mémoires de Sainl-Si/non. t. I. p. '^S'i

INTliODUCTION 41

Je boilhour souverain ; aussi n"avoit-il pas pardonné à Uohan d'avoir rompu son mariage avec la fille unique du duc de Créqui, pour faire celui de la fille unique de Vardcs, qui éloit extrêmement riche. Le roi aimoit fort le due de (Créqui et lui avait accordé, pour son gendre, la sui'vivance de sa chaige de premier gentilhomme de sa chamhi'e. Vardes étoit exilé en Languedoc, pour avoir manqué personnellement au roi en chose essentielle, qui ne le lui pardonna jamais '. »

Le jeune duc avait vingt ans quand M"" de Sévigné écrivait de lui à sa fille, le 27 janvier 1672 : « Le petit duc de Rohan est à l'extrémité d'avoir bu deux verres d'eau-de-vie, après avoir bien bu du vin ; il est dans le septième jour d'une fièvre mortelle. Voilà une belle espérance pour M. et M"'' de Soubise; pour moi, après l'avoir vu aux états (de Bretagne), et, sachant comme il traitoit M"*' de Rohan, j'en suis toute consolée-. » Puis deux jours après, en même temps que la guérison du jeune duc, elle annonce à sa fille que le chevalier de Coulange est à l'agonie. « Je ne puis vous dire le déplaisir que j'ai de la crainte de cette perte. Hélas! un petit aspic comme M. de Rohan revient de la mort, et cet aimable garçon, bien né, bien fait, de bon naturel, de bon cœur, dont la perte ne fait de bien à personne, nous va périr entre les mains-' ».

Le 26 novembre [i')^[, elle écrivait encore au

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