Affaires Etrang., Rome. vol. 065. f
« Rome, I I juin 1828.
« Monsieur le Comte,
« J'ai vil M. le Secrétaire d'Elal, le lendemain (le la remise qui lui avait étt* faitedevotre dépêche, et, de prime abord, il m'a infornK' que la nomination du nouvel ambassadeur avait étt' définitivement annoncée à Sa Sainteté et serait agréée. Ainsi les premières alarmes sont dissipées et les méfiances s'apaiseront par la suite'. »
M. de Chateaubriand avait à remplir deux missions immédiates : la première, d'en termineravec ce scandale de l'incarcération de Faure ; la seconde d'obtenir lalenue de ce consistoire, sans cesse ajournée depuis cinq mois, et où devaient être, enfin, préconisés MM.de Rohan et Isoard. 11 y avait, en M, de Chateaubriand, du magicien ; la gloire était sa compagne, et l'on ne pouvait échapper au charme. Il opéra, ce charme, non seulement sur Léon XII et le secrétaire d'Etat, qui étaient des intelligences de premier ordre, il atteignit jusqu'au cardinal-vicaire, esprit inférieur et sectaire, mais qui ne trouva rien à objecter à l'enchanteur. On en Unit avec l'incident Faure par des stipulations qui n'en permettaient plus le retour, et le consistoire réclamé, tenu le 2! juin, préconisa enfin MM. de Rohan et Isoard-.