‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 67 sur 107 · Alf. ELrang., lioinc · texte numérisé non relu

Alf. ELrang., lioinc

pour cette nomination dans le prochain consistoire '. »

Enfin, le 5 juillet, le pape Pie Vlll proclamait le duc de Rohan cardinal de la Sainte Eglise romaine, et M. de la Ferronnays rendait compte à son gouvernement delà tenue du consistoire dans la dépêche suivante:

(< Rome, 6 juillet 1830.

« Ppjnce,

« J'ai l'honneur de vous adresser quelques mots à la hâte, par le garde-noble de Sa Sainteté qui va porter le berettino à M. le duc de Rohan, créé cardinal dans le consistoire secret de ce jour.

« Suivant l'usage, j'irai demain porter aux pieds du Saint-Père un hommage de reconnaissance pour Ihonneuréminent qu'il a bien voulu dispenser à l'Eglise de France, en la personne du noble et digne archevêque de Besançon, et, ce soir, je recevrai, dans le grand appartement de l'ambassade, les félicitations de MM. les cardinaux, des princes, et de toute la noblesse romaine. Les établissements français seront illuminés pendant deux jours en signe de réjouissance.

« Je recommande aux bontés de Votre Excellence le garde-noble, comte Mazzolani; M. l'ablégat apostolique, Ghigi, partira vers le 20 de ce mois.

Agréez.

LA Fekroxnays-. »

i. Aif. Etrang., Rome. vol. 06". f° 126. 2. Ibid.,{- 133.

Puis, le lendemain, il rend compte de l'audience que lui a accordt^e le Pape :

« Rome, 6 juillet 1830.

« Prince,

(( J"ai eu l'honneur de me rendre ce matin chez le Saint-Père pour le remercier de la g'racieuse promotion de M. le duc de Rohan au cardinalat. Sa Sainteté m'a protesté qu'elle avait été heureuse de pouvoir plaire au Roi en même temps qu'elle donnait une marque de son estime et de son affection à un prélat aussi recommandable. Je ferai remarquer à Votre Excellence que M. le duc de Rohan a été seul créé cardinal, distinction accordée seulement aux princes de familles royales et très rarement aux cardinaux des couronnes.

(' Agréez...

c( LA FeRRONNAYs'. »

Nous avons vu avec quelle égalité d'âme M. de Rohan avait acce])té, en 1824, rajournement des espérances de promotion à la pourpre que lui avait fait, un peu légèrement, entrevoir M. de Chateaubriand. Lorsque, six ans plus tard, ces espérances se réalisèrent, (ju'il se trouva, par cette haute dignité, au premier rang de l'Etat et doublement le cousin du roi, habitué qu'il était à tout considérer du degré de l'autel, c'est en prêtre qu'il accepta cette suprême élévation ; quant au grand

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