Aff. Elrang., Ronae, f
seigneur, il y avait on lui quelque chose de si simple, de si nalui-el dans sa noblesse, que, plus il s'élevait, plus il senihlait en quelque sorle prendre possession de lui-inènit'.
M^"" Besson, évèqiie de Nîmes, dans son livre sur M. de Bonnechose, fait une description détaillée de la réception princière que le nouveau cardinal fit au garde-noble, Mazzolani, qui lui apporta la calotte rouge. C'est assish' par lui que M. de Rohan aurait reçu les félicitations de son clergé, des autorités, des notables; c'est avec lui que, dans un magnifique équipage, en répandant d'abondantes aumônes et revêtu des preuiiers insignes de sa dignité cardinalice, il par(;ourut la ville. « Tout avait fait, ajoute l'évèque, de cette fête religieuse une fête populaire. Besançon était tout en joie'. » A celte pompeuse description il y a une objection sérieuse: c'est que le comte xMazzolani n'a jamais mis les pieds a Besançon. L'ubbé Perrin ni Weiss ne disent mot de cette réception ; c'est par jMazzolani que M. de La P'erronnays envoie à M. de Polignac l'avis de la promotion, c'est donc à Paris qu'est allé directement le garde -noble. La dépèche, ci-après, du ministre ne laisse plus aucun doute.
« Paris, 1b juillet 1830.
«. Monsieur le Comte,
(( J'ai reçu vos deux dépèches par le garde-noble Mazzolani.