‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 70 sur 107 · Atl'aiiesEtrang., Rome, vol. 961, f · texte numérisé non relu

Atl'aiiesEtrang., Rome, vol. 961, f

ce post-scripliim tic sa main : « Le Pape est si transporté du succès de l'expcklition qu'il conjirdia, liier, le service de sa chambre pour qu'il puisse se rendre aux solennités du Te Dcimi. Il ne cesse de louer la vaillance do nos soldats et de faire des vœux pour que la France puisse jouir pleinement des fruits de sa conquête. Une noble pensée s'est révélée dans ses entretiens familiers : ce serait de voir perpétuer, dans la capitale du monde chrétien, le souvenir de cette victoire du lils aîné de l'Eglise, par l'hommage d un étendard algérien sur l'autel de Saint-Louis. 11 y aurait à la fois du bonheur et de l'à-propos à consacrer au saint monarque, qui périt sur les rivages de l'Afrique, un trophée conquis sur ces mêmes bords par les armes vengeresses de son glorieux descendant.

« S'il plaisait au roi d'accueillir cette idée, son accomplissement deviendrait un sujet de fêtes et de reconnaissance pour tous les Français qui sont à Rome^. » Cette dépêche, partie le 22, arriva à Paris le 5 août; le roi Charles X était en fuite depuis la nuit du 30 juillet.

M. de Rohan était parti le 13 juillet pour Paris, o\x il arrivait le 16 au matin. Sa première visite fut pour Saint-Sulpice ; aux inquiétudes que lui exprima le supérieur au sujet de l'exaspération oii l'on poussait l'esprit public et des périls qui en résulteraient tant pour l'Eglise que pour le trône, M. à^ Rohan ne put qu'exprimer son profond

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