‹ Le cardinal de Rohan-ChabotChapitre 80 sur 107 · Affaires étrang., Rome, vol. 967, f · texte numérisé non relu

Affaires étrang., Rome, vol. 967, f

Le général répondit:

(Sans date.)

« Monsieur le Cardinal,

« J'ai reçu la lettre que Votre Eminence m'a fait l'honneur de m'écrire de Nice. Les plaintes que vous formez sur les événements politiques de la France n'exigent aucune réponse. Vos réclamations pécuniaires seront accueillies, si elles sont justes. Votre Eminence olfre son concours dans tout ce qui peut intéresser la religion et le service de Sa Majesté pendant le conclave actuel. Ce noble sentiment est digne d'un sujet du roi et d'un prince de l'Eglise.

« Notre politique est simple. Nous désirons qu'il soit donné au monde chrétien un Souverain Pontife qui comprenne les temps actuels; qui ait, dans sa piété, toute la tolérance que la religion prescrit ; qui gouverne ses peuples avec sagesse et qui fasse, respecter l'indépendance de ses Etats.

« Je vous prie d'agréer l'assurance de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, de Votre Eminence, le très humble et très obéissant serviteur,

« Sébastiani'. »

Si l'on s'en rapportait à cette réponse, d'une brièvetéun peu cassante, adressée àunadversaireiiuine devait du reste la recevoir qu'après l'ouverture du

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