AVANT-PROPOS
SI. — Note de l'auteuu
Paris, janvier 1897, en la fête de l'Epiphanie.
Ce livre parut sous sa première forme en octobre 1890, du vivant même du cardinal Lavigerie, et à la suite d'un assez long séjour que l'auteur avait fait en Afrique pour raison de santé. Sur beaucoup de points l'édition que voici a dû naturellement être complétée, et, comme on dit, mise au courant; mais elle n'a eu besoin d'aucune rectification. — On nous permettra de faire remarquer, à propos de la question de date et par conséquent d'antériorité, que, s'il se rencontre dans notre texte plus d'un passage qu'on peut également lire ailleurs, ce n'est pas nous qui en avons fait l'emprunt.
Désire-t-on savoir à quelles sources les renseignements ont été puisés?
Nous n'avons pas écrit un pareil ouvrage sans consulter beaucoup de documents écrits. Citons en particulier le bulletin qui a pour titre : les Missions d'Afrique des Pères Blancs, et les pièces qu'avait réunies en 1888, dans Vingt-cinq années d'épiscopat, feu Mar Grussenmeyer, \icaire général d*Alger.
Mais nous avons surtout interrogé des témoins et regardé
>ur place les œuvres fondées par le cardinal. C'est ainsi que
i chapitre relatif à l'administration du diocèse d'Alger a été
mposé à Alger même durant les cinq mois que nous y
vons passés, et que ce qui concerne les villages d'Arabes
n AVANT- PROPOS
clirétiens, sauf de rocenls détails, fut écrit aux Attafs. Avant de faire notre chapitre sur les Pères iîlaiics, nous avions visité, pour la plupart, leurs établissements d'Algérie et de Tunisie ; nous nous étions entretenu avec un grand nombre d'enti"e eux à Alger, à Maison-Carrée, en Kabylie, à Saint-Louis de Carlljuge, à la procure de Paris. Ce r|ui est raconté des missions de TAfrique équatoriale a été soumis, presque mot pour mot, à des missionnaires qui avaient longtemps vécu aux Grands Lacs; et ce qui se rapporte à la Tunisie, après avoir été étudié à Carthage, fut montré au savant P. Delatlre.
Que les œuvres africaines du cardinal Lavigerie aient pour moi Tattrait personnel des plus beaux souvenirs, et que j'y aie mis une part de mon cœur, cela ne me relire pas le droit de les apprécier. Défendre aux écrivains de parler de ce qu'ils ont vu et de ce (jui les intéresse, quel singulier principe de critique et quelle étroite faron d'entendre ^impartialité ! Du reste, nous laisserons la parole aux faits; ils sont par eux-mêmes assez éloquents, et ce sont eux qui ont inspiré cette sentence à un fort bon juge : ^^ M'J^^ Lavjgerie, un des trois ou quatre hommes de notre génération qui laisseront une trace impérissable dans l'histoire *, *
S IL — Déuicack
A Sa Grandeur Àlameitjneur LIVINHAC, évéqxœ de Pacando, Snpérietir gcnéi^al des Pères Blancs -.
MoNSElGNECRj
C'est à vous et à vos chers missionnaires que ce livre doit être détUé. Lu vie que je mconte est celle de votre père et fondaleur; les œuvres que j'essaye do faire connaître sont celles qu'il a créées et dont il vous laisse l'héritage.
L'iieure n'est pas venue, je le sais bien, Monseigneur, d écrire sur
ï M. Jules Simon.
' CcUe dédicace, dak^e du 4 mars 1893, fut mise en tête du livre ^ Larsqu'en parut la 3« édiliou , quelques mois seulement après la mort du caïUinal LavigerJei A p«ine une ou deux lignes en sont modifiées.