Ecdesiastical sermons. Vol. III : Iiitrod., p. xiv
facultés humaines d'après un idéal de perfection qui est dans FEvangile, et pas ailleurs (1).
« Car il faut bien le dire : tout l'enjeu de la bataille est ici : Serons-nous encore ou ne seronsnous plus un peuple chrétien? Nos adversaires le savent : telle éducation d'enfants, telle génération d'hommes ; tel ensemble d'hommes, telle société.
(( Donc pour avoir une société sans Dieu, il faut une éducation sans Dieu. Voilà pourquoi ils veulent s'emparer des écoles, pas seulement de telle ou telle école en particulier, mais de l'ensemble des écoles, des écoles du pays.
(( C'est quand sonne l'heure de la bataille que Dieu, dans sa miséricorde, nous rend à nous, catholiques, hberté et force. Plus que d'autres et envers tous les autres, nous sommes obligés de maintenir intacte et complète la tradition de l'éducation chrétienne, et de faire tous les sacrifices et de subir toutes les privations pour qu'elle subsiste partout, depuis les vénérables et majestueux collèges de Stony-
i. Internai mission of thellohj Ghost, p. 377.
hiirst et d'Ushavv jusqu'aux écoles primaires de nos plus humbles missions dans les verts hameaux et les cités industrieuses de l'Angleterre (1). »
Manning joignit l'exemple au conseil. Pour fonder des écoles, il ne négligea rien, ni dépenses, ni démarches. Les écoles libres étaient pour lui les vraies écoles éducatrices, non seulement en Angleterre, mais dans le monde entier ; et nous ne pouvons oublier l'expression de bonheur avec laquelle il nous entendait parler en d888 des écoles fondées en France. Au moment de notre départ, il écrivit sur une bande de papier, pour nous laisser un autographe, ces simples mots : Bénédiction de Dieu sur les écoles libres de France (2) !
Mais cette action privée ne lui suffisait pas. Pour conjurer le péril, il faut, disait-il, réformer à tout prix la loi sur l'éducation. Dans ce but, il écrivit articles sur articles dans les journaux et revues, et prononça discours sur discours dans les réunions publiques. Le thème qu'il développait le plus volontiers était celui-ci : Le Chris-