‹ Le cardinal Manning et son action socialeChapitre 81 sur 90 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

était avec nous et dont le regard distrait se promenait sur les murs, pendant que lui, le Cardinal, parlait de l'Église, de l'Irlande, de la France. Je le revois surtout, bénissant un missionnaire qui partait au loin avec des Irlandais !

Et c'est en souvenir de cette bénédiction restée chère à mon cœur et de cette entrevue dont je puis bien dire, comme l'agitateur Burns, (( que j'ai senti dans mon cœur, après elle, plus d'espérance et d'encouragement que je n'en ai retiré d'aucune conversation avec qui que ce soit, » c'est en souvenir de ces choses que j'ai écrit les lignes qui précèdent !

Puissent-elles, semblables au bouquet du pauvre dont parlait Séverine, la femme qui savait admirer Manning et qui depuis a baisé les pieds du Pape, témoigner ma reconnaissance!

Et moi aussi je les dépose avec attendrissement sur la tombe de Kensal-Green, pauvres et humbles fleurs, parmi les bouquets plus riches que la reconnaissance d'une grande nation y portera fidèlement.

Montalembert fit le pèlerinage d'Irlande et revint éclairé pour sa vie.

Nous ferons le pèlerinage de Kensal-Green,

252 LE CARDINAL MANjNING.

et, démocrates chrétiens, nous nous lèverons de là, éclairés, fortifiés et grandis.

Car c'est un émule de Manning, l'illustre saint Anselme, qui a écrit cette parole : Dieu n'aime rien tant au monde que la liberté de son Église.

Elle suffit pour nous donner la force et l'espoir.

xVPPENDICE I

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