‹ Le carnaval des enfants; pièce en trois actesChapitre 47 sur 115 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PETITE LIE

Mais c'est mon papa...

TANTE THÉRÈSE

Votre papa?

PETITE LIE

Mon papa!... Mon papa qui est mort !

TANTE THÉRÈSE, > u.i.us.;.

Et comment était-il, votre papa qui est mort?

PETITE LIE, étonnée.

Mais vous ne l'avez donc jamais vu alors ?

TANTE THÉRÈSE, perfidement.

Nous n'avons connu que celui d'Hélène...

PETITE LIE, étonnée, riant.

Mais celui d'Hélène, c'était mon papa...

TANTE BERTHA, regardant Masurel qui s'en va.

En voilà un qui ne connaît pas son ridicule,

ce monsieur! A son âge s'affubler d'une robe de carnaval... Si ce sont tous des gens comme ça que la pauvre Xéline avait comme amis, je comprends la situation dans laquelle elle est tombée. — Mais regarde-moi ça, Thérèse!... Il s'en va...

En effet, Masurel sort. Dans la rue des déguisés, dont l'un jou ■ de l'accordéon, se livrent à mille gesticulations grotesque?.

TANTE THÉRÈSE, à Petite Lie qui se débat.

Avez-vous fini de vous démener de cette façon ?

PETITE LIE, bas.

Je veux qu'on me laisse...

TANTE BERTHA

Tais-toi !

PETITE LIE

Je vais crier !...

TANTE BERTHA, elle la menace, baisse la voix.

Comment ! Et ta mère qui dort ! Mais, petite malheureuse, tu n'aurais pas honte?

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