L'ONGLE ANTHÏME, LES TANTES, MARCEL
PETITE LIE, bas, rentrant.
Petite mère... J'ai quelque chose à te demander, petite mère...
CELINE, étonnée de plus en plus.
Ah! oui?
PETITE LIE, bas.
A toi seule !
CÉLINE
Comment ça?
PETITE LIE
Oui, oui !
CÉLINE, tandis que s'écarte Uélène en souriant.
Dis !
PETITE LIE
Tante Bertha m'a dit...
CÉLINE, très touchée.
Qu'est-ce qu'elle t'a dit, la tante?
PETITE UE
Tu ne seras pas fâchée ?
CÉLINE
Mais non, ma chérie!
PETITE LIE, avec effort.
Elle m'a dit que mon papa...
CÉLLNE, haletante.
Ton papa qui est mort?...
PETITE LIE
Oui. Que ce n'était pas celui d'Hélène... Elle m'a dit ça?
CÉLINE, très tendrement.
Qu'est-ce que tu me racontes ! Tu es sûre de de ce que tu dis?... Tu n'as peut-être pas bien compris aussi?... Et tu t'es fait de la peine, je le parie bien ?... Mais qu'est-ce qu'elles ont donc dans la tête pour venir tourmenter ma petite fille avec des histoires pareilles ! Et quand je pense que j'étais pleine de remords à cause d'elles!... Tu as eu raison de me dire ça, à part d'Hélène... Si Hélène savait jamais ça, elle en serait dans une colère!... Oui, oui, reste avec
moi, il ne faut pas me quitter... (Étreignant Petite Lie.)
Et jamais, jamais il ne faut répéter ça... Ma chérie, mon trésor, mon mignon adoré!... (ici Hélène rentre.) Oh! quaud jc pcnsc qu'oD voudrait maintenant me séparer de vous !... Oh! mais le docteur peut bien décider ce qu'il voudra! D'abord, ce sont les tantes qui lui ont soufflé ça!... Il est à leurs ordres, à présent, puisqu'elles le paient; moi, bien entendu, je