ACTE DEUXIÈME
n'existe plus !... Viens, toi, viens plus près, approche-toi encore!... Oh! comme tu es loin de moi ! Tu es toujours trop loin quand je ne l'ai pas sur mon cœur, mon amour!
11 y a un petit silence. La mère cajole Petite Lie contre elle. Hélène se tient pensive et regarde tantôt sa mère d'un air fixe et inquiet, tantôt Marcel qui est resté dans le magasin, s'est rapproché de la cloison de verre et fait semblant de lire à l'écart. Mais de temps en temps, il lève la tèfe et répond par des gestes d encouragement aux signes d'intelligence que lui fait Hélène. Les tantes sont assises près de la lumière. Tout à coup la mère se redresse sous le regard d'Hélène et elle a un grand mouvement d'angoisse.
'CÉLINE
Et toi, dis-moi, Hélène... Voyons, qu'est-ce qu'elles t'ont dit !
HÉLÈNE, très naturelle.
Elles ne m'ont rien dit...
CÉLINE
Tu me caches...
HÉLÈNE, très troublée.
Je t'affirme...
CÉLINE
Elles ne t'ont pas parlé? Et à Marcel, non plus?
HÉLÈNE
Mais de quoi veux-tu...
CELINE
A Mareel non plus?
HÉLÈNE, avec vivacité.
Mais de quoi veux-tu, dis, maman, qu'elles m'aient parlé?
CÉLINE, durement.
Oh! vois-tu, Hélène, c'est qu'elles sont tellement méchantes !
HÉLÈNE
Ah!
Tellement méchantes !... Oui... voilà ! Tu