ACTE TROISIÈME
Même décor qu'au premier acte. Encore une fois, c'est la boutique, avec, vers le fond, la chambre éclairée d'une lumière qui brille faiblement derrière les rideaux. Il fait un jour bleui au dehors. Le crépuscule va tomber. Bandes de déguisés dansant, çà et là.
Dans la chambre, les rideaux sont tirés. On n'y distingue donc que des ombres mouvantes qui passent. Au reflet des gestes très lents, on peut comprendre que s'accomplit une cérémonie funèbre. Les tantes sont là en effet, avec une voisine, en train de faire la dernière toilelte de la morte. On entend de temps en temps une voix qui baisse vite.
Dans la boutique il y a Hélène et Petite Lie qu'on découvre avec peine dans le bleuissement de plus en plus épais du jour déclinant. Les deux petites se tiennent Fair découragé, pleines d'appréhension. Hélène, particulièrement, semble accablée, elle sanglote à plusieurs reprises.
On ne tardera pas à allumer dans le magasin.
Au loin, inexplicablement sonne un cor de chasse dans le soir qui tombe.