ACTE TROISIÈME
HELENE
Et sans que j'aie pu lui dire comme je l'adorais... sans que j'aie pu lui faire bien comprendre combien je l'aimais... Et puis, quand je me dis que tout ça est arrivé par ma faute...
TANTE THÉRÈSE
Mais non... sans ce garçon...
Ici tante Bertha rentre.
HÉLÈNE
Qu'est-ce que je vais devenir à présent ! Ah ! c'est affreux !
TANTE BERTHA
Mais on ne vous abandonnera pas, vous le savez bien.
HÉLÈNE
Où est ma sœur ?
THÉRÈSE
Chez madame Masurel.
HÉLÈNE, à tante Bertha.
Vous l'avez emmenée?
TANTE BERTHA
Elle s'amuse, soyez tranquille... Vous ne l'entendez pas?... Cette trompette... Ça ne vaut pas mieux?
TANTE THÉRÈSE
Mais oui, les enfants, il faut les distraire... Voyons^ Hélène, mais voyons, c'est la vie...
HÉLÈNE
La vie!... Ah! oui..i Eh bien, c'est bea», la vie ! . . .
Entre 1 oncle, en coup de vent, comme un homme en retard et qui s'est hâté... Les tantes aussitôt font un geste vers lui. Hélène reste immobile, l'air tout hébéVé.